Les lasers en médecine bucco-dentaire

  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire (page 66-114)
Information dentaire

Coordination Caroline Bertrand

Présentation


Les premiers lasers CO2 apparaissent au début des années 1980 en odontologie. Technologie pourtant très innovante à cette époque, peu d’adeptes s’y intéressent en France. Pourquoi s’équiper d’un « gadget » onéreux destiné uniquement à la découpe de tissus mous et consacrer du temps à des actes simples, alors qu’une lame froide le fait tout aussi bien à moindre coût ?

La recherche avance, et apparaissent les lasers Erbium (Er:YAG et Er,Cr:YSGG) vers 1988-1989. Ces longueurs d’ondes sont encore à ce jour les seules capables de traiter à la fois les tissus durs et les tissus mous avec une action certes limitée concernant le contrôle de l’hémostase. Le problème est résolu avec le développement de machines lasers associant deux longueurs d’ondes (Nd:Yag / Er:Yag ou Er:Yag / CO2) pour pallier cet écueil.

Il faut attendre l’apparition des lasers diodes dans les années 2000, plus compacts et beaucoup moins onéreux, couplant parfois plusieurs longueurs d’ondes (650 à 980 nm) pour que le développement de cette technologie connaisse un nouvel élan chez nos confrères. Et il est vrai que lorsque l’on commence à travailler avec un laser diode, les résultats cliniques sont tellement remarquables que l’on a parfois envie d’aller plus loin et de découvrir d’autres longueurs d’ondes. On voit d’ailleurs aujourd’hui des groupes de praticiens passionnés se retrouver sur les réseaux sociaux pour partager leurs expériences, leurs résultats, rechercher des conseils pour le réglage de leurs paramètres laser ou avant l’acquisition d’une nouvelle longueur d’onde.

Les effets biologiques de la lumière laser sur les tissus dentaires sont aujourd’hui mieux connus et les applications cliniques nombreuses.

En mode ablatif avec la chirurgie ostéo-muqueuse, l’éviction carieuse dans un contexte de dentisterie minimale invasive, les gingivoplasties… En mode sub-ablatif comme outil de détection fiable…

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter l'article En version numérique