Microbiologie de la carie dentaire

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  • Publié le . Paru dans Profession Assistant(e) Dentaire
Information dentaire
La cavité buccale humaine renferme un nombre considérable d’espèces bactériennes, évalué à plus de 500. Leur distribution au sein de la cavité buccale varie à la fois qualitativement et quantitativement en fonction de leur site spécifique de colonisation. Cette flore microbienne buccale constitue un biofilm très diversifié.

Vingt-cinq espèces de streptocoques buccaux résident dans la cavité buccale et représentent à peu près 20 % du total des bactéries retrouvées dans la cavité buccale. Les streptocoques buccaux englobent à la fois des bactéries inoffensives (commensales) et dangereuses. Chaque espèce bactérienne a développé des propriétés spécifiques pour coloniser les différents tissus de la cavité buccale. Ces espèces sont soumises à de constants changements de conditions, pour combattre le système immunitaire de l’hôte, les chocs physico-chimiques ainsi que les frictions mécaniques.
 
Les déséquilibres dans la flore commensale (flore bactérienne habituellement présente en bouche sans entraîner de maladie) sont la cause de maladies buccales et sous des conditions propices, des streptocoques commensaux peuvent devenir des pathogènes opportunistes initiateurs de maladies et de dommages chez l’homme. Le groupe des Streptocoques mutans inclut les principales bactéries impliquées dans la formation de la carie dentaire.
L’espèce Streptococcus mutans, bien que naturellement présente dans la flore buccale humaine, est considérée comme responsable de l’initiation des caries.

Les streptocoques buccaux pathogènes et opportunistes

L’origine étymologique du mot streptococcus provient du grec « strepto » (torsadé) et « coccus » (sphérique).
Le genre streptococcus n’a pas toujours été incriminé dans la lésion carieuse. De nombreux chercheurs ont examiné les lésions carieuses et identifièrent la bactérie Bacillus acidophilus odontolyticus (aujourd’hui connue sous le nom de Lactobacillus spp.) comme responsable de la carie dentaire, mais c’est en 1924, que le Dr J. Kilian Clarke démontra que les lésions carieuses précoces étaient en fait dominées par un autre micro-organisme, qu’on nomma Streptococcus mutans. Par la suite, on introduisit le concept de la succession microbienne avec différentes bactéries devenant dominantes…

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