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Jean-Baptiste Camille Corot. Bacchante à la panthère, vers 1855-1860, huile sur toile. Shelburne (Vermont), Shelburne Museum © Shelburne Museum

Exposition Corot au Musée Marmottan

Très longtemps, le doux Corot s’est refusé à s’afficher portraitiste, du moins publiquement. De ce qu’il cachait presque ses portraits, on a pu croire qu’il leur préférait ses paysages, excellait moins dans ce « grand genre » ou doutait d’y réussir ...

Divers 14/02/2018A
L’utilisation du placebo est-elle éthique ?

L’utilisation du placebo est-elle éthique ?

L’introduction d’un placebo est fréquente. Pourtant, s’il peut, chez certains patients, jouer le rôle d’une véritable substance, il n’a pas de réelle efficacité pharmacologique. Aussi, dans le soin comme dans la recherche, son usage sur le plan ... SituationÀ chacune de ses visites pour réaliser un détartrage de routine, M. Martin réclame une anesthésie de l’ensemble de ses maxillaires. Je ne suis pas disposé à répondre à cette demande que je trouve exagérée. De plus, un simple coton salivaire trempé dans de l’eau passé sur ses gencives, et présenté comme un nouveau médicament potentiellement analgésique, suffit à le tranquilliser et à réduire son inconfort lors des soins. Ainsi, je cache la vérité à mon patient. Pour autant, je sais qu’il n’existe aucune raison scientifique, éthique ou juridique de ne pas l’informer de l’existence d’une substance inerte sur le coton. Cependant, si M. Martin savait que j’utilisais ce placebo, l’efficacité du traitement diminuerait ou il la rejetterait. Aussi, je me demande quel est le risque encouru par les patients auxquels un placebo est administré. Cela se justifie-t-il comme une exception d’un point de vue éthique ? Dans un cadre plus général, aurais-je le droit d’administrer un placebo à un patient qui a besoin d’une substance active ? Réflexions du Docteur Jean-Christophe FricainProfesseur des Universités, Praticien HospitalierUFR des Sciences Odontologiques de l’Université de Bordeaux L’effet placebo est l’effet d’une substance pharmacologiquement inactive administrée en lieu et place d’un traitement actif. Cet effet peut être positif ou négatif pour le patient qui le traduit en effet bénéfique ou en effet indésirable parfois similaire à un médicament actif. La prescription d’un placebo relève de deux types de pratiques : les essais cliniques et le soin courant.   Dans le soin courant, le placebo est prescrit au malade pour lui plaire, au sens étymologique du terme. En prescrivant un placebo, le médecin ou le chirurgien-­dentiste a l’impression de respecter l’éthique médicale qui est dominée par le primun non nocere (« en premier, ne pas nuire »). Le thérapeute espère, par le biais de sa prescription, améliorer les symptômes de son patient, qu’il juge insuffisants pour un traitement allopathique ou parce qu’il n’a pas d’étiologie précise et que le patient est en demande de traitement. Si l’on peut facilement admettre l’innocuité du placebo sur une pathologie bénigne qui évoluera spontanément vers la guérison, il n’en est pas de même pour les pathologies chroniques. L’exemple de la stomatodynie est criant dans le domaine odontologique. Les patients reçoivent souvent des traitements inadaptés qui agissent via un effet placebo pendant quelques semaines avant disparition de cet effet. L’espoir de l’amélioration déchu fait tomber le patient de Charybde en Scylla. Il en résulte une déception qui augmente son angoisse, ce qui majore sa douleur et la pérennise. Dans cette situation, prescrire un placebo n’est pas éthique, car il n’y a pas d’effet à long terme du traitement. De plus, prescrire un placebo en intention de traiter place le praticien dans une situation dominante qui ne respecte pas le devoir d’information. Pour toutes ces raisons, je répondrais que prescrire un placebo pour traiter un patient n’est pas éthique.   Dans le cadre d’un essai clinique, la prescription d’un placebo est justifiée pour évaluer l’effet pharmacologique du traitement à l’étude. Dans le cadre d’une dentisterie et d’une médecine fondées sur la preuve, le recours à un traitement placebo témoin est souvent nécessaire. Dans le cadre de ces essais cliniques, le patient est informé qu’il est susceptible de prendre un placebo pendant la durée de l’étude. La participation à une étude clinique contenant un placebo est basée sur le volontariat. De plus, le caractère éthique de l’étude est évalué par un comité de protection des personnes qui récusera le placebo s’il n’est pas justifié en fonction du rapport bénéfice/risque. Dans ce contexte, dans le strict respect de la loi de bioéthique sur les essais cliniques, la prescription du placebo me semble éthique.   Réflexions du Professeur Didier RaoultProfesseur des Universités, Praticien HospitalierLaboratoire de Bactériologie-Virologie, Hôpital de la Timone, MarseilleLa question posée est d’une extrême importance. Il existe deux types de placebos, les placebos dont l’effet est conscient et ceux dont l’effet est inconscient. Pour les placebos dont l’effet est inconscient, le fait de mentir aux malades n’a pas d’importance. En effet, il a été montré, par exemple pour les injections de morphine, que si l’on fait une injection de morphine tous les jours du lundi au vendredi et que l’on injecte au patient un composé sans morphine le samedi à la même heure, il aura la même réaction, bien qu’il sache qu’il n’y a pas de morphine. Ce qui est un phénomène complexe à comprendre, mais qui a été démontré.   Pour l’effet placebo conscient, la situation est complexe, car le malade doit croire que l’on présente un traitement efficace. Globalement, deux attitudes sont possibles : une attitude dite « paternaliste » qui consiste à cacher qu’il s’agit d’un effet placebo, et une croyance dans des thérapies alternatives sans support identifié qui n’oblige pas le praticien à mentir, même si on ne connaît pas d’autres effets thérapeutiques que l’effet placebo à ces traitements. C’est le cas de la sophro­logie, ou de l’hypnose, voire de l’homéopathie, thérapeutiques dans lesquelles le praticien croit en son traitement même si d’autres n’y croient pas, ce qui lui permet de le prescrire, de bénéficier d’un effet placebo, sans avoir à mentir. Il n’y a pas de solutions idéales et il est clair qu’il existe de ce point de vue des éléments culturels. Ainsi, un travail récent dans le Lancet a montré que les Anglais et les Américains mettent en premier dans leur relation médecins-malades l’autonomie du malade, c’est-à-dire que les malades refusent qu’il leur soit menti « pour leur bien », tandis que les Européens continentaux mettent en premier l’efficacité plus que l’autonomie (pourvu que cela marche).   Ensuite, le choix de donner ou de ne pas donner de placebos, tout en sachant qu’il n’y a pas de principes actifs est un choix de pratique thérapeutique personnel pour lequel il n’existe pas de solutions simples. Réflexions du Professeur Didier RaoultProfesseur des Universités, Praticien HospitalierLaboratoire de Bactériologie-Virologie, Hôpital de la Timone, Marseille   La question posée est d’une extrême importance. Il existe deux types de placebos, les placebos dont l’effet est conscient et ceux dont l’effet est inconscient. Pour les placebos dont l’effet est inconscient, le fait de mentir aux malades n’a pas d’importance. En effet, il a été montré, par exemple pour les injections de morphine, que si l’on fait une injection de morphine tous les jours du lundi au vendredi et que l’on injecte au patient un composé sans morphine le samedi à la même heure, il aura la même réaction, bien qu’il sache qu’il n’y a pas de morphine. Ce qui est un phénomène complexe à comprendre, mais qui a été démontré.   Pour l’effet placebo conscient, la situation est complexe, car le malade doit croire que l’on présente un traitement efficace. Globalement, deux attitudes sont possibles : une attitude dite « paternaliste » qui consiste à cacher qu’il s’agit d’un effet placebo, et une croyance dans des thérapies alternatives sans support identifié qui n’oblige pas le praticien à mentir, même si on ne connaît pas d’autres effets thérapeutiques que l’effet placebo à ces traitements. C’est le cas de la sophro­logie, ou de l’hypnose, voire de l’homéopathie, thérapeutiques dans lesquelles le praticien croit en son traitement même si d’autres n’y croient pas, ce qui lui permet de le prescrire, de bénéficier d’un effet placebo, sans avoir à mentir.   Il n’y a pas de solutions idéales et il est clair qu’il existe de ce point de vue des éléments culturels. Ainsi, un travail récent dans le Lancet a montré que les Anglais et les Américains mettent en premier dans leur relation médecins-malades l’autonomie du malade, c’est-à-dire que les malades refusent qu’il leur soit menti « pour leur bien », tandis que les Européens continentaux mettent en premier l’efficacité plus que l’autonomie (pourvu que cela marche). Ensuite, le choix de donner ou de ne pas donner de placebos, tout en sachant qu’il n’y a pas de principes actifs est un choix de pratique thérapeutique personnel pour lequel il n’existe pas de solutions simples. ...

Ethique 13/02/2018A
Bien aborder un contrôle fiscal

Bien aborder un contrôle fiscal

Bête noire de tous les contribuables, le contrôle fiscal concerne en moyenne une entreprise tous les trois ans. Cette procédure longue et parfois coûteuse nécessite une préparation minutieuse afin de limiter les risques de redressements. Avocats, ...

Fiscalité 18/01/2018A
Francisco Martínez, le « Fauchard » castillan du XVIe siècle

Francisco Martínez, le « Fauchard » castillan du XVIe siècle

Ouvrage relativement méconnu, le Coloquio de Francisco Martínez de Castrillo (v. 1525-1585), génial précurseur de l’Art Dentaire resté inconnu en France jusqu’en 1925, moment où il sera évoqué par Boissier dans la Revue de Stomatologie, se démarque par sa ...

Histoire 18/01/2018A
Miser sur les compléments de rémunération

Miser sur les compléments de rémunération

Intéressement, participation, chèques restaurant… Ces « petits plus » sont devenus des éléments de fidélisation et de motivation du personnel non négligeables, et des sources d’avantages fiscaux pour les employeurs. Qu’on se le dise, ils ne sont pas ...

Patrimoine 17/01/2018A
Lutte contre la fraude et devoirs éthiques

Lutte contre la fraude et devoirs éthiques

Les actes non conformes, de mauvaise qualité, non justifiés sur le plan médical, les surcotations, les facturations multiples… constituent des fraudes à l’Assurance maladie qui représentent un coût de cinq millions d’euros pour le secteur dentaire. Au-delà ...

Ethique 16/01/2018A
Obligations fiscales et sociales de janvier

Obligations fiscales et sociales de janvier

Fiscales15 janvierImpositions mises en recouvrement en novembre 2017Paiement au comptable chargé du recouvrement sous peine de majoration de 10 %.     31 janvierContribuables ayant opté pour le paiement mensuel de l’impôt sur le revenu ou de la ...

Fiscalité 11/01/2018A
Obligations fiscales et sociales de février

Obligations fiscales et sociales de février

Fiscales15 févrierConclusion d’un contrat de prêt en 2017Déclaration à la direction des services fiscaux sur imprimé n° 2062. Lorsque la déclaration incombe au débiteur, notamment pour les prêts sans intermédiaires financiers, elle peut être souscrite ...

Fiscalité 11/01/2018A
Les centres de santé ont-ils le droit de faire de la publicité ?

Les centres de santé ont-ils le droit de faire de la publicité ?

Par deux arrêts en date du 26 avril dernier, la Cour de cassation (1re Chambre civile, arrêts n° 487 FS-D et 488 FS-P+B) répond clairement non à cette question. Explications. La Cour de cassation vient de censurer deux arrêts émanant respectivement des ...

Juridique 20/12/2017A

Fêtes 2017 : Découvrez nos suggestions et nos coups de cœur pour des fêtes en beauté !

Nous vous souhaitons de très belles fêtes et vous donnons rendez-vous le 17 janvier 2018 pour une nouvelle année ensemble Gastronomie - Musique, cinéma - Littérature - Expositions - Découverte… Cliquez sur le fichiers ci-dessous pour visualiser le dossier :

En aparté 20/12/2017A
Projet de Loi de finances pour 2018, changement de paradigme ?

Projet de Loi de finances pour 2018, changement de paradigme ?

Après la « barémisation » de l’ensemble des revenus, mise en place sous le précédent quinquennat, avec une imposition pouvant s’élever à plus de 60 %, l’instauration d’un prélèvement forfaitaire unique, ou « flat tax », au taux de 30 %, ...

Fiscalité 13/12/2017A
Face à l’agressivité d’un patient exigeant

Face à l’agressivité d’un patient exigeant

Pour Jean-Paul Sartre, « la violence, sous quelque forme qu’elle se manifeste, est un échec » (Situations : littérature et engagement, Gallimard 1948-1999). Dans le cadre de l’exercice dentaire, la relation de confiance entre le chirurgien-dentiste et son ...

Ethique 13/12/2017A
De l’autre côté  du périphérique

De l’autre côté du périphérique

Il n’y a pas si longtemps, aller déjeuner ou dîner en banlieue soulevait interrogations, réticences et perplexité. Il faut dire que s’y rendre était plutôt anxiogène, car le dieu GPS ne régnait pas encore sur ce monde et les compétences topographiques du ...

Divers 13/12/2017A
Obligations fiscales et sociales de décembre

Obligations fiscales et sociales de décembre

Fiscales15 décembrePaiement mensuel de l’impôt sur le revenu, des impôts locaux et de l’ISF (redevables dont le patrimoine net taxable est inférieur à 2 570 000 €)Les contribuables ayant précédemment opté pour ce régime et désirant se replacer ...

Fiscalité 11/12/2017A
Quand l’assistante est aussi formatrice

Quand l’assistante est aussi formatrice

Le leitmotiv de Cécile : « les assistantes ne sont pas des extensions de la pompe à salive ! ». Pour transmettre sa passion du métier, elle est devenue formatrice. Portrait d’une femme inspirante. A l’origine, Cécile est prothésiste. À 22 ans, tout ...

Divers 05/12/2017A
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30/01/2018 - CABINETS VENTES LOCATIONS - Province et communauté Biarritz, cède cabinet départ retraite, moderne, avec très bel emplacement plein centre-ville avec parking, importante patientèle. Tél. 06 08 57 ...
05/02/2018 - PRATICIENS - OFFRES D'EMPLOIS - Paris et banlieue Cabinet Paris 14e, cherche collaborateur 3 à 4 Jours par semaine. Tél. 01 43 31 87 94.
06/02/2018 - ASSISTANTES - OFFRES D'EMPLOIS Paris Montparnasse, spécialiste ODF recherche assistante dentaire qualifiée ou en formation CDI à partir du 15 avril. Tél. 01 43 35 15 01.
30/01/2018 - PRATICIENS - OFFRES D'EMPLOIS - Province et communauté CPAM de l'Aube, recrute pour centre de santé dentaire un chirurgien-dentiste H/F patientèle existante. A pourvoir avril 2018 CDI temps plein 36h/4 ...
25/01/2018 - CABINETS VENTES LOCATIONS - Paris et banlieue Paris 8e Madeleine, SCM 4 praticiens, cherche praticien(ne) pour remplacer 1 confrère prenant sa retraite. Toutes solutions envisageables. Bail ...
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