Brassens et les dents

  • Par
  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°1 - 12 janvier 2022
Information dentaire

par Jean-Jacques Lasfargues

Pourquoi évoquer Brassens dans L’Information Dentaire ? Quelle drôle d’idée pour l’Id ! Tout d’abord parce que c’est d’actualité. Georges Brassens, notre chanteur-poète national est né le 22 octobre 1921, 2021 était donc le centenaire de sa naissance.Nous le poursuivons de quelques semaines… Voilà pour l’anecdotique.

Mais j’aimerais surtout souligner ici, l’incroyable actualité des valeurs intemporelles qu’il a si bien mises en lumière et qu’il nous a léguées dans ses chansons aussi sublimes que savoureuses.

Brassens, c’est notre patrimoine culturel, ce sont des références universelles : l’amitié, la générosité, la bienveillance, l’empathie, l’attention envers les pauvres et les handicapés de la vie, le respect des malades et des morts, l’acceptation de la dépendance choisie envers autrui, la liberté dans la solidarité, l’amour des parents, le don de soi et le pardon. C’est aussi la résistance aux modes, l’absence de jugement sur les apparences, le non à la violence et à la guerre, le droit de rêver, le respect de la nature, l’amour plutôt que le confort, la tolérance, la conscience de ses limites, la modestie.

Cela vous a échappé… Alors lisez et relisez Brassens dans le texte*.

Si Brassens n’aimait ni le bricolage ni la technique, il avait quand même du doigté (le gratteur de guitare), l’amour de la précision (l’orfèvre des mots), l’amour du travail (le perfectionniste de la chanson) et surtout cette vision altruiste de notre humanité évoquée plus haut, une qualité première du professionnel de santé. À sa façon, Brassens fut un grand médecin… de l’âme et pour notre bonheur il continue à soigner nos maux avec ses poèmes et ses chansons.

Ses rapports avec la dentisterie sont datés et pourraient sembler pour le moins équivoques. Mais reportons-nous à son époque, pas si lointaine, où le mal de dents, à tous les âges et dans tous les milieux, était un vrai fléau. J’ignore si Brassens a beaucoup souffert de ses dents (j’espère pour lui, moins que de ses terribles coliques néphrétiques), mais quelques chansons attestent qu’elles l’ont bien tourmenté.

Ainsi, dans Le testament, c’est l’évidence même, il n’y a que la mort pour en finir avec la douleur dentaire.

  • Ici-gît une feuille morte, Ici finit mon testament…
  • On a marqué dessus ma porte : “Fermé pour caus’ d’enterrement.” J’ai quitté la vi’ sans rancune, J’aurai plus jamais mal aux dents : Me v’la…

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter l'article En version numérique
Acheter le numéro À l'unité

Thèmes abordés

Sur le même sujet

À découvrir

Article réservé à nos abonnés Marc Dangleterre, prince de la couronne et roi du vélodrome

Il faut l’observer se concentrer, comme happé par l’épreuve qui l’attend, les deux mains accrochées au guidon. Départ dans cinq,...
À découvrir

Article réservé à nos abonnés Licornes d’abondance au musée de Cluny

À vrai dire, sa corne est une défense d’ivoire – précisément une incisive supérieure gauche. D’un mammifère, certes, mais marin...
À découvrir

Article réservé à nos abonnés À Nantes, coup de balai chez les sorcières

Qu’elle soit belle, rebelle, savante ou puissante, tout ça au fond c’est du même chaudron : elle est dangereuse, et de...
À découvrir

Article réservé à nos abonnés Ciel, mon romantisme !

Parmi les sens dérivés de l’adjectif romantique, deux s’opposent : l’un traduit un innocent charme sentimental, l’autre un coupable manque de...
À découvrir

Article réservé à nos abonnés L’art du temps retrouvé

Une journée bien meublée Profitant des galeries en enfilades du musée, la scénographie d’Une journée au XVIIIe siècle esquisse la...
À découvrir

Article réservé à nos abonnés Visite dans une clinique du pays de Gex…

Le challenge était de conjuguer fonctionnalité, esthétique et de placer au centre du programme le bien-être du personnel et de...