Essor des usineuses et des imprimantes 3D dans les cabinets dentaires

  • Par
  • Publié le . Paru dans Biomatériaux Cliniques n°1 - 15 mars 2024 (page 90-91)
Information dentaire
Comment se déclarer fabricant de dispositifs médicaux sur mesure ?

Dans le contexte actuel de révolution technologique, les cabinets dentaires bénéficient de l’avènement des usineuses et des imprimantes 3D, des outils innovants qui transforment radicalement la manière dont les prothèses dentaires sont conçues et fabriquées. Cependant, cette transition vers ces technologies de pointe soulève la nécessité cruciale de se conformer aux obligations réglementaires afin de garantir la sécurité des patients et la qualité des soins.

Les éléments produits à partir de ces usineuses et imprimantes sont à ce jour considérés comme des dispositifs médicaux sur mesure s’ils sont destinés à aller en bouche. Selon le Règlement européen sur les Dispositifs Médicaux (MDR), un « dispositif médical sur mesure » est un « dispositif fabriqué expressément suivant la prescription écrite de toute personne habilitée par la législation nationale en vertu de ses qualifications professionnelles, indiquant, sous sa responsabilité, les caractéristiques de conception spécifiques, et destiné à n’être utilisé que pour un patient déterminé et exclusivement en réponse aux besoins et à l’état de santé de ce patient ».

Ainsi, si le praticien souhaite réaliser par lui-même des éléments prothétiques ou chirurgicaux, définitifs ou transitoires, fixés ou amovibles, ces éléments après production deviennent des dispositifs médicaux.

Au préalable, les cabinets dentaires doivent se conformer aux normes de fabrication et de matériaux édictées par les autorités sanitaires compétentes. Ces normes garantissent la sécurité et la biocompatibilité des prothèses dentaires produites par les usineuses et les imprimantes 3D. Les matériaux utilisés doivent donc être conformes aux réglementations en vigueur pour éviter tout risque d’allergies ou d’effets indésirables chez les patients.

Par ailleurs, la formation du personnel dentaire à l’utilisation adéquate de ces technologies est…

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter l'article En version numérique
Acheter le numéro À l'unité

Thèmes abordés

Sur le même sujet

Vie de la profession

Congrès de printemps du SFCD

Le Syndicat des femmes chirurgiens‑dentistes (SFCD) tiendra son congrès de printemps à Bordeaux les 26 et 27 mars 2026. Au programme...
Vie de la profession

L’Agence du DPC désinscrit 3 000 professionnels après la détection « d’inscriptions atypiques »

L’Agence nationale du DPC annonce avoir procédé à la désinscription préventive de plus de 3 000 inscriptions, soit « un désengagement...
Vie de la profession

Les référentiels de certification périodique des professions de santé publiés au Journal officiel

La direction générale de l’offre de soins (DGOS) et le Conseil national de la certification périodique (CNCP) ont publié au...
Vie de la profession

L’Ordre rappelle l’interdiction d’utiliser son logo sur les réseaux sociaux

Alors que plusieurs praticiens «mentionnent actuellement sur leurs profils (LinkedIn et autres réseaux sociaux) qu’ils « travaillent chez Ordre national des...
Actualité Vie de la profession

Les centres dentaires sous contrôle

L’ARS Provence‑Alpes‑Côte d’Azur indique, le 17 février, avoir prononcé, en 2025, deux suspensions immédiates d’activité visant des centres de santé...
Vie de la profession

FSE, éditeurs, EBD, ordonnances numériques… SESAM-Vitale en chiffres

En 2025, 426 438 professionnels de santé libéraux ont facturé en SESAM‑Vitale (contre 414 826 en 2024), permettant la transmission...