Objectif : Comparer l’efficacité de protocoles d’activation orthodontique toutes les 3 semaines et toutes les 6 semaines sur l’alignement des incisives mandibulaires antérieures.
Matériels et méthodes : Cet essai clinique randomisé a inclus 63 participants (29 hommes et 34 femmes) âgés de 16 à 30 ans, présentant un indice d’irrégularité de Little (LII) compris entre ≥ 5 mm et ≤ 11 mm, et nécessitant un traitement par appareil multi-attaches avec extraction des premières prémolaires mandibulaires. Les patients ont été répartis aléatoirement en deux groupes d’activation toutes les 3 semaines ou toutes les 6 semaines, et traités par un orthodontiste en aveugle.
Le LII a été mesuré à partir de modèles en plâtre, et la douleur associée à l’activation orthodontique a été évaluée à l’aide d’une échelle visuelle analogique. Les mesures ont été enregistrées à 0, 6, 12, 18 et 24 semaines après le début du traitement. La résorption radiculaire des dents antérieures mandibulaires a été évaluée par tomodensitométrie volumique à faisceau conique (CBCT), réalisée avant et après le traitement.
Résultats : La valeur moyenne du LII avant traitement était comparable entre les groupes d’activation à 3 semaines et à 6 semaines (p = 0,865). En revanche, à toutes les visites suivantes, le groupe à activation toutes les 3 semaines présentait des valeurs de LII significativement plus faibles (p < 0,05). Au cours des six premières semaines, la réduction de l’encombrement était plus importante dans le groupe à activation toutes les 3 semaines (p = 0,036). Toutefois, à la 12e semaine, la correction du LII était comparable entre les deux groupes (p > 0,05). Le score moyen de douleur et la résorption radiculaire ne présentaient pas de différence significative entre les groupes.
Conclusions : Le groupe avec activation toutes les 3 semaines a montré une amélioration plus importante et plus…