Les 100 ans de la SFODF 20-22 mai

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  • Publié le . Paru dans L'Orthodontiste

Le congrès avait beau se dérouler via écrans interposés, les conférenciers étaient réunis sur les rives du Rhône, dans un bel appartement situé, heureuse coïncidence, en face de celui où eut lieu la première réunion de la SFODF (en bas à droite, Michel Le Gall et Sarah Chauty, coprésidente du congrès avec Claire Pernier).

Information dentaire

Les 100 ans de la SFODF ont eu une saveur toute particulière. Le contexte sanitaire ne permettant pas une organisation classique, c’est un congrès hybride qui s’est déroulé dans la Cité des gones, au printemps dernier. Et qui a eu l’avantage de pouvoir être visionné en replay pendant quelques semaines.

Après vous avoir fait revivre l’ambiance de ces journées dans le précédent numéro de L’Orthodontiste, nous vous proposons aujourd’hui un zoom sur les trois thématiques qui représentaient le fil conducteur de ce congrès, dont le thème était « 100 ans d’innovations en orthodontie au service de nos patients ».

« Docteur, je souhaite garder mes dents »

vers des traitements plus conservateurs

Pour ce thème de la première journée de congrès, nous nous sommes intéressé aux traitements les plus conservateurs possibles avec en premier lieu le Pr Olivier Sorel, qui nous a montré les conséquences possibles sur le parodonte de nos réductions interproximales et la nécessité de prise en compte de l’indice de Bolton.

Le Dr Béatrice Straub nous a parlé du renfort parodontal minéralisé et des techniques intégrant les PRF et PRP pour le traitement ou la prévention des récessions gingivales.

Le Pr Anton Sculean a de nouveau insisté sur l’indispensable collaboration entre le parodontologiste et l’orthodontiste, notamment dans le cas des récessions parodontales.

Cette interdisciplinarité trouve également tout son intérêt lors de la traction et la mise en place des dents incluses (Dr Christophe Dunglas), avec l’obligation d’être parodontoconscient, et de la planification grâce au recours à l’examen en trois dimensions (CBCT). Les techniques d’expansion et de traction à ciel ouvert ou fermé, ou encore la nécessité de ne pas coller le bouton de traction à la jonction amélo-cémentaire, ont été présentées et illustrées de cas cliniques avec ancrage osseux ou collage de deux boutons sur la même canine pour assurer des directions de tractions différentes selon les besoins du traitement.

Les autotransplantations, remises au goût du jour, qui représentent une alternative intéressante aux implants à condition de les planifier au bon moment par rapport au stade d’édification radiculaire sur un site préparé, ont été présentées par le Dr Arnaud Lafon. Enfin, pour optimiser les fonctions notamment ventilatoires, le Dr Jean-Luc Ouihoun nous a parlé de son expérience de la distraction symphysaire et le Dr Olivier Esnault de la sienne du front block, possible lors d’un encombrement mandibulaire avec un surplomb inférieur…

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