Lichen plan buccal et transformation maligne

  • Par
  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°21 - 27 mai 2020
Information dentaire
Article analysé : Zotti F, Nocini R, Capocasale G, Fior A, Peretti M, Albanese M. Malignant transformation evidences of Oral Lichen Planus : When the time is of the essence. Oral Oncol 2020 ; 104 : 104594.

La dermatologie buccale est assez mal connue des omnipraticiens et sa pratique clinique est difficile car les muqueuses concernées peuvent présenter de multiples variations physiologiques, des lésions ou irritations souvent transitoires liées à des conditions locales généralement rapidement réversibles. Toutefois, certaines lésions dermatologiques situées sur les muqueuses buccales peuvent se révéler plus chroniques avec une expression symptomatique que le praticien ne parvient parfois pas à comprendre ni à traiter faute de bon diagnostic.

Les conséquences et l’évolution de certaines d’entre elles peuvent gravement impacter la santé générale des patients, ce qu’un diagnostic juste et précoce permettrait d’éviter. C’est le cas du lichen plan buccal (LPB) qui peut revêtir différents aspects et expressions cliniques et qui peut se transformer en lésion cancéreuse. C’est ce sur quoi nous mettent en garde les auteurs de cet article publié sous la forme d’une « lettre à l’éditeur ». Ce type d’article court, d’une à deux pages, permet de présenter l’essentiel d’un cas clinique, de préciser ou de critiquer une étude précédemment parue, d’annoncer des résultats préliminaires d’une étude à paraître ou d’alerter le lecteur sur un sujet précis comme dans l’article rapporté dans cette revue.

Les auteurs nous alertent sur le fait que le LPB fait partie des lésions à évolution potentiellement cancéreuse telles que définies par l’Organisation Mondiale de la Santé en 2005. Il présente un risque d’évolution en carcinome épidermoïde qui justifie un diagnostic précoce afin de prévenir et d’intercepter cette transformation maligne. Les auteurs indiquent que le LPB affecte 1 à 2 % de la population adulte, en particulier les femmes entre 30 et 60 ans. Il peut être localisé sur différentes zones de la cavité buccale telles que la muqueuse buccale, le dos ou les bords de la langue…

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter le numéro À l'unité

Thèmes abordés

Sur le même sujet

Revue de presse

Article réservé à nos abonnés Bruxisme et jeunes patients

En 2018, un consensus international est parvenu à définir le bruxisme de sommeil (i.e. BS ou SB pour sleeping bruxism)...
Revue de presse

Article réservé à nos abonnés Gestion des patients atteints de maladies inflammatoires chroniques ou auto-immunes sous traitements immunosuppresseurs : une enquête des pratiques des chirurgiens-dentistes français

Contexte La fréquence des maladies inflammatoires chroniques ou auto-immunes (MICA) varie considérablement d’une population à l’autre, avec une prévalence dans...
Revue de presse

Article réservé à nos abonnés Châssis de prothèse amovible : cobalt-chrome ou alliages de titane ?

En prothèse amovible à infra­structure métallique, les alliages Co-Cr constituent le matériau de choix par ses propriétés de résistance et...
Revue de presse

Article réservé à nos abonnés Sécuriser ses décisions thérapeutiques

L’exercice quotidien d’omnipratique nous conduit fréquemment à nous poser la question de la réalisation d’une intervention en accord avec les...
Revue de presse

Article réservé à nos abonnés Leucoplasie orale et imiquimod

Limiquimod (analogue nucléosidique de la famille des imidazoquinolines) est un immunomodulateur dont l’activité repose essentiellement sur son rôle de ligand...
Revue de presse

Article réservé à nos abonnés Crête osseuse atrophiée et reconstruction pré-implantaire : greffe autogène ou xénogène

Depuis son avènement au début des années 80, l’implantologie moderne connaît un développement continu et exponentiel grâce à une meilleure...