Introduction et objectif : Le potentiel d’amélioration de la posture de la tête après la correction d’une occlusion inversée postérieure reste incertain. Certaines études suggèrent des bénéfices du traitement orthodontique, mais la variabilité méthodologique limite leur fiabilité, tandis que d’autres rapportent des effets faibles ou incohérents. De plus, la plupart des travaux utilisent des méthodes bidimensionnelles, non standardisées ou subjectives, malgré le caractère dynamique et tridimensionnel de la posture de la tête. La présente étude vise ainsi à évaluer l’impact de l’occlusion inversée postérieure fonctionnelle unilatérale ainsi que sa correction sur la posture dynamique tridimensionnelle de la tête chez des enfants en croissance, en comparaison avec des enfants sans occlusion inversée.
Matériels et méthodes : Un essai clinique contrôlé prospectif longitudinal a été mené auprès de 40 enfants âgés de 8 à 11 ans, répartis en un groupe traité (n = 20) présentant une occlusion inversée postérieure fonctionnelle unilatérale et un groupe témoin (n = 20) ne présentant aucune occlusion inversée postérieure unilatérale ni autre problématique transversale associée à une asymétrie dentaire ou squelettique, et ne nécessitant pas de traitement orthodontique immédiat.
La posture de la tête a été évaluée avant traitement (T0) et 2,5 ans après traitement (T1) à l’aide d’une unité de mesure inertielle (IMU), mesurant le pitch (inclinaison antérieure/postérieure), le roll (inclinaison latérale gauche/droite) et le yaw (rotation gauche/droite).
L’œil dominant a également été déterminé à T0 par le test de visée décrit par Battista Della Porta. Chaque participant pointait un objet éloigné avec les deux yeux ouverts, puis fermait alternativement chaque œil afin d’identifier celui restant aligné avec l’objet.
Résultats : Aucune différence significative de posture céphalique…