En décembre dernier la Haute Autorité de Santé (HAS) a publié un rapport intitulé : « Thérapeutique de préservation de la vitalité pulpaire sur dent permanente mature : pulpotomie partielle et pulpotomie complète ». Il valide ces deux options comme thérapeutiques permanentes en cas d’exposition pulpaire traumatique, mais aussi pour la prise en charge d’une lésion carieuse sur une dent présentant des symptômes/signes de pulpite irréversible. Cette recommandation de la HAS va dans le sens d’une approche moins invasive et donc plus conservatrice vis-à-vis des tissus biologiques. Elle devrait aussi ravir bon nombre de jeunes chirurgiens-dentistes notamment (mais pas qu’eux) pour qui la conduite d’un traitement endodontique complet (acte long, exigeant et difficile) est souvent source d’appréhension, alors que la pulpotomie, habituellement pratiquée en urgence pour soulager une pulpite, paraît simple et rapide.
Quels sont les éléments de réflexion qui ont conduit à cette recommandation et que peut-on vraiment attendre d’une pulpotomie en qualité de traitement permanent ? Et dans quelle mesure la réalisation d’une pulpotomie permanente diffère-t-elle de celle d’une pulpotomie temporaire réalisée en urgence ? Les auteurs chinois de la revue narrative rapportée répondent à ces questions en livrant ce qu’ils présentent comme un consensus d’experts internationaux sur le sujet. Ils citent notamment l’European Society of Endontodology (ESE) et l’American Association of Endodontics (AAE) qui plaident toutes les deux pour une approche mini-invasive et la reconnaissance de l’importance de la préservation des structures dentaires naturelles. L’article énonce ainsi le consensus formulé par un comité d’experts réunis par la Society of Cariology and Endodontics de la Chinese Stomatological Association. En préalable, l’article rappelle la différence entre le traitement endodontique canalaire complet décrit…