Reprendre son souffle ! La respiration et le stress

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  • Publié le . Paru dans Profession Assistant(e) Dentaire n°4 - 15 septembre 2025 (page 34-39)
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« Ça m’a coupé le souffle… », « L’air me manquait ! » La respiration est vitale, essentielle. Elle est par ailleurs liée à une image symbolique forte. Le stress, lui, peut modifier le souffle. Il peut influer sur le rythme respiratoire, l’accélérer ou le ralentir. L’inverse est tout aussi vrai, le rythme respiratoire peut diminuer le stress ou l’aggraver. Dans notre pratique quotidienne, nous avons souvent tendance à éviter de souffler, au propre comme au figuré, et à réaliser des respirations de faible amplitude, voire à bloquer notre respiration lorsque nous réalisons des actes qui réclament toute notre concentration. Il existe heureusement des techniques respiratoires faciles à mettre en place qui peuvent nous permettre, ainsi que nos patients, de « déstresser ».

Les mécanismes du stress

Avant de développer les tenants et les aboutissants du stress, il est important de bien définir ce terme, qui est souvent utilisé de manière abusive et non opportune. Le stress est un ensemble de réactions physiologiques et psychologiques, c’est un processus d’adaptation de l’organisme face à une menace ou à des événements perçus comme dangereux. Il est la somme de tous les efforts d’ajustement à un environnement en mouvement.

Le terme stress vient du latin stringere, qui signifie « être tendu ».

C’est Walter Cannon qui, en 1915, a évoqué l’état de déséquilibre de l’organisme (hétérostasie) dans certaines situations [1]. Sa description scientifique du stress est « la réaction de lutte ou de fuite » via l’axe de stimulation du système sympathique, qui aboutit à la libération dans l’organisme de noradrénaline et d’adrénaline. Les effets de celles-ci sont :

  • tachycardie et palpitation ;
  • augmentation de la fréquence respiratoire et de la pression artérielle ;
  • dilatation des bronches et des pupilles ;
  • tremblements…

Si le flux sanguin diminue vers la peau, les intestins ou les reins, d’autres organes comme le cœur, les muscles et le cerveau peuvent, à l’inverse, être mieux alimentés. De cette manière, l’organisme est paré à répondre.

Ce type de stress correspond à un stress aigu où l’individu est confronté à une situation qui l’oblige à réagir immédiatement pour éviter un danger. Par exemple, un piéton ne voyant que tardivement une voiture qui se dirige droit sur lui, pourra modifier sa trajectoire pour l’éviter si sa réaction de fuite est efficace.

En 1936, c’est Hans Selye, que l’on considère comme le père du stress, qui le définit comme un Syndrome Général d’Adaptation [2].

Si ce type de stress est chronique, il peut, à terme, aboutir à un burn-out.

Le stress et la respiration

Comme nous venons de le voir, le stress accélère…

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