À propos d’un cas de prothèse complète unimaxillaire : apports du titane en prothèse amovible

  • Par
  • Publié le . Paru dans Stratégie Prothétique n°4 - 15 septembre 2022 (page 236-246)
Information dentaire
– En prothèse adjointe partielle, le titane usiné répond-il aux exigences cliniques ?
– En prothèse adjointe partielle ou totale, les techniques d’empreintes classiques sont-elles toujours d’actualité ?
– Doit-on contrôler les relations cliniques qui s’établissent entre le châssis et le parodonte ?
– Les pathologies rénales, de type hyperphosphorémie, sont-elles une contre-indication à la pose d’implant ?

Le traitement d’un édentement complet uni-maxillaire est une situation thérapeutique délicate. En effet, la présence d’une arcade édentée opposée à une arcade totalement ou partiellement dentée est à l’origine de nombreux déséquilibres, qu’ils soient somesthésiques ou occlusaux ; autant de paramètres qui conduisent à l’instabilité d’une prothèse amovible ou réduisent la pérennité d’une restauration supra-implantaire [1].

Parmi les facteurs déterminants de la restauration d’un édentement uni-maxillaire, en dehors de la réalisation parfaite de la prothèse de l’arcade édentée, le rétablissement, si nécessaire, de l’intégrité de l’arcade dentée, et l’harmonisation du plan occlusal de l’arcade dentée sont des préalables indispensables.

Cas clinique

Une patiente âgée de 57 ans a été adressée par le service des maladies endocriniennes de l’hôpital Saint-Antoine au service des Maladies Rares du Pr Catherine Chaussain à l’hôpital Bretonneau pour le rétablissement fonctionnel de sa cavité buccale.
Sur le plan général, cette patiente présentait d’importantes pathologies considérées comme héréditaires :

  • diabète type 2 insulinodépendant depuis 33 ans ;
  • insuffisance rénale terminale, échec d’une greffe rénale en 2018, suite à l’apparition d’un lymphome B de haut grade au niveau du greffon. Actuellement, elle est traitée par dialyse rénale trois fois par semaine ;
  • neuropathies sensitivomotrices d’origines plurifactorielles (diabétique, carentielle et iatrogène post-chimiothérapie) ;
  • très haut risque cardio-vasculaire, cardiopathies ischémiques.

Ces différentes pathologies sont « traitées » par la prise de 15 médicaments/jour, en attente d’une nouvelle greffe rénale.
Au niveau endo-buccal, cette patiente présentait un édentement complet de l’arcade maxillaire, opposé à une arcade mandibulaire avec un édentement partiel terminal côté…

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter l'article En version numérique
Acheter le numéro À l'unité

Thèmes abordés

Sur le même sujet

Prothèse amovible

Article réservé à nos abonnés Techniques de réparation des prothèses amovibles partielles en résine

Les prothèses amovibles partielles en résine subissent régulièrement des fractures qui intéressent tous les constituants. En cas de fractures, les...
Prothèse amovible

Article réservé à nos abonnés Prothèse amovible partielle à infrastructure polymère implanto-retenue

Chercher des alternatives thérapeutiques, c’est tenter d’apporter des solutions innovantes à des problèmes existants ou émergents. Le cobalt (Co) métallique...
Prothèse amovible

Article réservé à nos abonnés La coronoplastie pré-prothétique en PAPM : critères de décision

Diagnostic La situation de la LPGCC séparant la dent en deux zones distinctes (zone de dépouille et de contre-dépouille) se...