Bridge collé cantilever postérieur : Optimisation clinique des facteurs défavorables, paramètres biomécaniques avancés et futur envisageable à partir de l’analyse d’un cas clinique

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  • Publié le . Paru dans Biomatériaux Cliniques n°1 - 15 mars 2026 (page 78-90)
Information dentaire

Les bridges collés cantilevers postérieurs (BCCPs) apparaissent comme une solution minimalement invasive et une possible alternative à l’implantologie unitaire dans les secteurs postérieurs. Alors que leur version antérieure est désormais bien validée comme option de choix, avant même l’implantologie, les BCCPs sont d’apparition bien plus récentes. Ils continuent à être extensivement étudiés en absence de résultats cliniques au long cours. Ce cas clinique à tiroirs, pour rendre volontairement interactif le raisonnement clinique avec le lecteur, présente une des pistes d’extension de cette thérapeutique en se servant d’une prémolaire pour remplacer une molaire. La démarche de réflexion clinique appliquée et mise en exergue dans ce cas est identique à celle mobilisée au quotidien pour des situations cliniques plus favorables, mais elle n’avait jusqu’à présent jamais été détaillée de manière aussi approfondie dans la littérature. Bien que cette option thérapeutique se situe actuellement en dehors des recommandations publiées par notre équipe, les premiers retours cliniques apparaissent encourageants et pourraient, à terme, conduire à une évolution de ces recommandations, sous réserve d’un suivi clinique rigoureux et prolongé.

Mots-clés : Adhésion, Bridge collé cantilever postérieur (BCCP), Zircone/p>

Les bridges collés cantilevers postérieurs apparaissent actuellement comme une thérapeutique prometteuse, en plein essor mais également toujours en cours d’évaluation scientifique, tant au niveau de ses indications que de sa longévité au long cours tant le plan in vitro qu’au niveau des études cliniques [1-3].

Dans des contextes favorables, la science n’est cependant pas absente et les données expérimentales et cliniques apparaissent favorables à moyen terme tant que la dent remplacée présente un diamètre mésio-distal cohérent avec celui de la dent support, en absence de problème parodontal et occlusal, et tant que les procédures de préparation amélaires, de collage, d’assemblage et de réalisation au laboratoire sont également favorables [4-7]. En effet, les études cliniques les plus abouties montrent d’excellents taux de survie à 53 ± 39 mois [5], sans aucun décollement. Récemment, les premières recommandations ainsi que le temps par temps clinique ont été publiés à l’international. Ces dernières visent à pouvoir appliquer de manière reproductible et fiable selon les données actuelles cette thérapeutique [1, 2].

Afin d’évaluer la potentielle extension des indications de cette thérapeutique, notre équipe s’intéresse désormais à évaluer au laboratoire et cliniquement des situations plus défavorables incluant le remplacement de dents avec un diamètre mésio-distal supérieur à la dent support, avec absence de points de contact avec la dent adjacente bordant l’édentement ou en présence de perte de substances amélaires importantes. À partir de la description d’un cas « extrême » en cours d’évaluation, cet article a pour objectif d’apporter des éléments de réflexion sur la prise en charge des situations cliniques complexes et d’illustrer la démarche de raisonnement clinique fondée sur l’optimisation des paramètres cliniques favorables, rendue possible par une compréhension…

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