Choix de la technique de prélèvement en chirurgie muco-gingivale

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  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire (page 14-20)
Information dentaire
La gestion des tissus mous péri-dentaires et péri-implantaires participe à l’établissement et au maintien d’un environnement parodontal sain. De plus, elle permet de satisfaire à des critères esthétiques désormais facteurs de succès. Il est ainsi possible d’obtenir une belle architecture gingivale, aux proportions et aux volumes harmonieux, par repositionnement des tissus d’une part, et/ou par mimétisme de l’os sous-jacent d’autre part.

Une approche contemporaine

L’attente de résultats esthétiques a fait évoluera chirurgie muco-gingivale telle qu’introduite par Friedman en 1962 [1] vers une véritable chirurgie parodontale à visée plastique. Celle-ci a progressivement intégré les concepts de la dentisterie contemporaine n réalisant un travail précis et a minima, permis par une instrumentation et des matériaux adaptés (micro-lames, micro-pinces, sutures 6-0 et 7-0, aides optiques), on s’applique à maximiser les résultats pour un minimum de complications et de suites opératoires. Dans ce sens, d’importantes améliorations sur la préparation des sites receveurs et la suture des greffons ont été réalisées. Deux concepts sont très présents dans la littérature contemporaine : le lambeau repositionné coronairement en technique bilaminaire présenté par Zucchelli et de Sanctis [2] (fig. 1 à 3) et la greffe de tissu conjonctif par tunnelisation introduite par Allen [3], modifiée par Azzi et Etienne [4] puis par Zuhr et ses collaborateurs [5] (fig. 4 à 6).

Néanmoins, un point moins fréquemment abordé cristallise les inquiétudes des patients et de nombreux praticiens : la gestion du site donneur et les éventuelles suites opératoires associées au prélèvement du greffon. Cet article se propose de présenter les différentes techniques de prélèvement en chirurgie muco-gingivale, et de guider le praticien dans le choix du type de prélèvement.
 

Les critères de décision

Les choix du site de prélèvement et de la technique uti­lisée ont un impact direct sur la qualité du greffon [6, 7], d’une part, et sur les suites opératoires, d’autre part
(saignements, douleurs, consommation de médicaments ou modification de l’alimentation [8]).
Suite opératoire

Les prélèvements épithélio-conjonctifs, jugés plus faciles à réaliser, cicatrisent en seconde intention dans un délai de 2 à 4 semaines [9].

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