Cl II2 adulte avec fragilité dentaire

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  • Publié le . Paru dans L'Orthodontiste n°3 - 15 septembre 2014 (page 26-30)
Information dentaire
Nous revenons sur un cas pluridisciplinaire adulte dont la finition cosmétique a été réalisée et déjà présentée par le Dr S. Felenc (1). Le but de cet article clinique est d’insister sur les phases d’orthodontie et de chirurgie orthognathique qui ont précédé la phase prothétique afin qu’elle soit la plus économe possible du point de vue tissulaire. Nous montrerons que cette stratégie a servi la réalisation des objectifs esthétiques, fonctionnels et de stabilité aussi bien sur le plan squelettique que dentaire.

Préliminaire ortho-chirurgical à l’amélioration cosmétique dentaire

Motif de consultation et histoire de la maladie

Cette patiente âgée de 39 ans, désireuse d’améliorer son sourire et son confort articulaire mandibulaire, nous est adressée par son chirurgien-dentiste le Dr S. Felenc. En effet, ce dernier ne peut proposer une réhabilitation cosmétique du guide incisivo-canin fonctionnelle, pérenne et non mutilante, sans orthodontie. Comme il l’explique dans une précédente publication, sur cette situation clinique, la phase prothétique doit être aussi économe que possible du point de vue tissulaire (1). Et ici, le faible espace prothétique disponible lié à la classe II division 2, la forte abrasion et la faiblesse amélodentinaire sont associés à un désordre plus global des bases osseuses.
Cette patiente présente toutes les caractéristiques d’une classe II division 2 primitive dont l’empreinte génétique s’exprime par une hypodivergence mandibulaire sévère sans réel décalage sagittal, mais avec un important développement basal antérieur du corpus mandibulaire et cette forte projection symphysaire caractéristique. De plus, on retrouve « le syndrome de petites dents dans de larges maxillaires » décrit par Peck et al (2).
Le préjudice esthétique vient de la concavité du profil accentuée par la profondeur nasale, l’ouverture de l’angle naso-labial et la proéminence du menton. Les lèvres sont fines et tendues. L’inclinaison vestibulo-linguale, le recul et la petitesse des dents ne soutiennent pas les lèvres lors du sourire de profil. De plus, le sourire est gingival et laisse apparaître le torque radiculo-vestibulaire excessif des incisives et des canines maxillaires, d’où leur peu d’éclat, aggravé par des restaurations au composite (fig. 1a-c et 2).



Les dents sont d’autant plus soumises à l’hypertonicité de l’enveloppe musculaire tant élévatrice que labio-jugale…

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