Collage orthodontique : de l’adhésion aux décisions cliniques

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  • Publié le . Paru dans L'Orthodontiste n°3 - 15 juin 2026 (page 82-91)
Information dentaire
Le collage constitue un acte fondamental en orthodontie, conditionnant la qualité et la stabilité des traitements. Malgré les progrès des biomatériaux, les décollements restent fréquents et souvent évitables. Cet article propose une approche clinique fondée sur la compréhension des mécanismes d’adhésion, l’analyse des interfaces et l’adaptation des protocoles aux différents substrats, notamment les matériaux de restauration. Il souligne l’importance du choix raisonné des matériaux, de la préparation de surface et de la qualité de la polymérisation. Les systèmes récents, tels que les adhésifs et primers universels, offrent des perspectives de simplification, mais nécessitent encore des validations en orthodontie.

Le collage constitue aujourd’hui un acte central et quotidien en orthodontie, conditionnant directement la qualité et la réussite des thérapeutiques. Depuis l’introduction du mordançage acide par Buonocore dans les années 1950, puis les travaux ultérieurs de Bowen et d’autres auteurs, les techniques de collage ont profondément transformé la pratique clinique. Elles permettent désormais l’assemblage fiable d’attaches, de fils de contention ou encore de taquets pour aligneurs sur divers substrats, allant de l’émail aux matériaux de restauration [1-4].

La maîtrise de cet acte est essentielle, tant pour le bon déroulement du traitement que pour l’organisation du cabinet. En effet, les défaillances de collage, encore fréquentes, allongent la durée des soins, augmentent le temps passé au fauteuil et génèrent un surcoût. Or, une grande partie de ces échecs pourrait être évitée grâce à une meilleure compréhension des mécanismes de l’assemblage collé, des propriétés des matériaux utilisés et du respect rigoureux des protocoles cliniques. Les systèmes de collage doivent ainsi répondre à des exigences précises, incluant notamment des traitements de surface adaptés afin d’optimiser leur performance [1-4].

Par ailleurs, l’augmentation de la demande de traitement chez l’adulte complexifie les situations cliniques. L’orthodontiste est de plus en plus confronté au collage sur des substrats variés, tels que la dentine ou différents matériaux prothétiques (céramiques, composites, métaux). Or, le taux de décollement des brackets y est significativement plus élevé que sur l’émail (jusqu’à 20 % de décollements selon le type de restauration vs 5 % pour l’émail), ce qui peut constituer un frein à la prise en charge. Il devient donc essentiel d’identifier des protocoles de collage fiables, efficaces et réversibles, permettant une dépose sans altération des surfaces [1-4].

À partir d’une synthèse…

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