L’allongement de l’espérance de vie et le vieillissement de la population s’accompagnent d’une augmentation du nombre de personnes concernées par les pathologies neurodégénératives. En 2020, en France, le chiffre était d’environ 1,2 million de sujets malades dont plus d’une personne sur trois chez les 90 ans et plus, avec une prévalence aux alentours de 2 % chez les plus de 65 ans et de 42 % chez les plus de 90 ans selon l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques [1, 2]. Si la maladie d’Alzheimer est la pathologie neurodégénérative la plus fréquente, d’autres maladies neurodégénératives ou apparentées peuvent également survenir, parmi lesquelles la démence à corps de Lewy, la dégénérescence lobaire fronto-temporale, la paralysie supranucléaire progressive, la dégénérescence cortico-basale, les troubles neurocognitifs d’origine vasculaire, notamment consécutifs à un accident vasculaire cérébral, ainsi qu’au cours de l’évolution de la maladie de Parkinson. L’acronyme MAMA (Maladie d’Alzheimer et Maladies Apparentées) est utilisé pour désigner l’ensemble de ces pathologies.
Bien que les mécanismes physiopathologiques diffèrent, toutes ces maladies évolutives et complexes ont pour point commun un dysfonctionnement des connexions entre les neurones et l’altération des fonctions cognitives. Le quotidien des personnes atteintes devient compliqué avec l’installation de troubles cognitifs d’abord légers qui deviennent majeurs avec la progression de la maladie. Les troubles cognitifs s’accompagnent de symptômes physiques, psychologiques et comportementaux. Peu à peu, l’autonomie est impactée. À l’heure actuelle, il n’existe pas de traitement curatif pour guérir ces maladies et la prise en compte des symptômes psychologiques et comportementaux (SPC) est au cœur de l’accompagnement qui vise à préserver voire améliorer la qualité de vie des patients et de…