Négliger l’asepsie : la première erreur
Aucune thérapeutique de vitalité pulpaire ne peut réussir sans un contrôle strict de l’asepsie. L’objectif est simple : éviter toute contamination bactérienne supplémentaire qui viendrait fausser l’évaluation clinique et compromettre la cicatrisation pulpaire.
Le standard incontournable reste la pose de la digue dentaire. Elle peut être unitaire ou multiple selon la situation clinique. L’épaisseur du champ doit être prise en compte : les digues de format moyen (≈ 0,27 mm) offrent en général un compromis satisfaisant entre résistance et adaptation cervicale [2, 3]. Le crampon doit être essayé préalablement, sans digue, afin de vérifier sa stabilité et d’éviter toute mobilisation ultérieure. Plusieurs techniques de pose existent ; l’essentiel est de maîtriser celle que l’on utilise.
L’étanchéité peut être optimisée par l’application d’une digue liquide au niveau cervical, en particulier autour de la dent support du crampon. Des mesures complémentaires – ligature, Téflon, wedjet™, crampons accessoires, cale-bouche – contribuent également à sécuriser le champ opératoire [4].
Une fois l’isolation obtenue, il est recommandé de nettoyer les instruments ayant été en contact avec la salive, de changer de gants et de désinfecter la digue à l’aide d’une compresse imprégnée d’hypochlorite de sodium (2,5-3%). Ces gestes simples réduisent significativement la charge bactérienne. Ils peuvent être répétés en cours de procédure si une contamination est suspectée [5].
Par ailleurs, dans les lésions proximales de type II, la transformation secondaire en cavité occlusale de type I, après assainissement complet des marges, facilite la gestion de l’exposition pulpaire. Le curetage centripète, débutant par les parois périphériques pour progresser vers la dentine profonde, permet de réduire progressivement la charge bactérienne avant d’aborder…