Grand Prix éditorial 2025 – Hypersensibilité dentinaire et qualité de vie
3e cas lauréat 2025
L’examen clinique révèle la présence de récessions gingivales vestibulaires affectant les dents 31 et 41 (fig. 1a). Selon la classification de Cairo, il s’agit de récessions de type RT2, caractérisées par une perte d’attache interproximale inférieure à la perte d’attache vestibulaire [1]. La ligne amélo-cémentaire (LAC) est identifiable (A) sans perte de substance dentaire (-) [2].
L’analyse du phénotype parodontal met en évidence une gencive fine et transparente (phénotype fin), associée à une bande kératinisée réduite, voire absente. Le sondage parodontal confirme la stabilité du parodonte. La récession la plus profonde, observée sur la dent 41, mesure 6 mm (fig. 1b).
Objectifs thérapeutiques
Dans un premier temps, des mesures conservatrices ont été instaurées, incluant une correction de la technique de brossage et l’utilisation quotidienne d’un dentifrice désensibilisant. Une nette amélioration est observée, bien que les symptômes persistent. En conséquence, le plan thérapeutique retenu repose sur une approche chirurgicale combinant un tunnel fermé latéralement et avancé coronairement associé à un greffon de tissu conjonctif enfoui. L’objectif principal est d’obtenir un recouvrement radiculaire complet et le renforcement du phénotype gingival, selon la technique initialement décrite par Azzi & Etienne (1998) [3], puis modifiée par Aroca et al. (2010) [4] et Sculean et al. (2021) [5].
Sous anesthésie locale, des incisions intrasulculaires légèrement biseautées sont pratiquées au niveau des dents concernées, et prolongées d’une dent mésiale et distale afin d’assurer la laxité et la mobilité du lambeau. Une incision verticale complémentaire est réalisée en regard de la 43 afin de permettre l’accès latéral au site récepteur.
À l’aide d’instruments…

