Le dysfonctionnement temporo-mandibulaire (DTM) est un terme collectif qui englobe les problèmes cliniques rencontrés dans les muscles masticateurs, les articulations temporo-mandibulaires (ATM) et les structures associées [1].
L’étiologie du DTM est multifactorielle et implique un grand nombre des facteurs de causalité directs et indirects. L’occlusion a souvent été citée comme l’un des principaux facteurs étiologiques du DTM. Ceci a justifié le recours à plusieurs approches thérapeutiques non invasives telles que les orthèses occlusales [2], voire des thérapeutiques invasives : les orthèses d’avancée mandibulaire [3], l’équilibration occlusale [4], les restaurations et les réhabilitations prothétiques [5], les traitements orthodontiques [6] et la chirurgie orthognathique [7-8]. Il a même été rapporté que les traitements dentaires, et les traitements orthodontiques, pouvaient être la cause de DTM. Actuellement, l’occlusion ou ses modifications sont seulement reconnues comme des facteurs mineurs possibles dans la genèse des DTM qui seraient dus à une vulnérabilité chez certains patients dont les possibilités d’adaptation seraient limitées [9].
Le développement des nouvelles techniques esthétiques d’orthodontie a fait augmenter le nombre d’adultes souhaitant un traitement orthodontique. Ce changement d’âge des patients a entraîné l’accroissement de la probabilité des signes et des symptômes de DTM [9], qui se révèlent pendant ou après le traitement. Ainsi, selon certains auteurs, une hypothèse de causalité peut être discutée [10-12].
Les objectifs fonctionnels des traitements orthodontiques
Selon Roth et Okeson [13-14], ils sont définis par :
- une occlusion d’intercuspidation maximale (OIM) et la relation centrée (RC) coïncidentes, idéalement ;
- des forces occlusales orientées selon le grand axe des molaires et prémolaires afin qu’elles soient transmises aux racines puis absorbées…