Gestion d’un édentement postérieur maxillaire

  • Par
  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°23 - 12 juin 2019 (page 16-24)
Information dentaire
La région du sinus maxillaire a longtemps été considérée comme une zone à éviter en cas de traitement implantaire : projection d’implants dans la cavité sinusienne, sinusites ou communications bucco-sinusiennes sont autant de complications qui peuvent survenir dans cette région anatomique, dont la quantité et la densité osseuses sont souvent insuffisantes. Aujourd’hui, les techniques d’élévation du plancher sinusien permettent de traiter les édentements postérieurs maxillaires.

Proposition d’une séquence thérapeutique étape par étape

Le maxillaire postérieur présente généralement un volume osseux insuffisant n’autorisant pas la pose directe d’implants. La perte osseuse se fait principalement dans le sens vertical [1] : association entre résorption osseuse postextractionnelle et expansion sinusienne causée par la pression respiratoire. C’est pourquoi une augmentation osseuse verticale des sites implantaires (pouvant être combinée à une augmentation horizontale quand cela est nécessaire) est souvent indispensable avant ou pendant la pose d’implants.

Afin de traiter les édentements postérieurs maxillaires, les techniques d’élévation du plancher sinusien, ou « sinus lift », ont évolué et plusieurs variantes, principalement liées à l’approche chirurgicale et aux matériaux greffés, sont décrites. Il s’agit de greffes d’interposition, qui consistent à placer un matériau de comblement au sein d’un compartiment : les parois osseuses du sinus maxillaire et la membrane sinusienne stabilisent le matériau greffé et le caillot sanguin pour une néoformation osseuse.

Le succès de cette technique fait actuellement l’objet d’un consensus international pour les réhabilitations implantaires du maxillaire postérieur [2].
L’apport du greffon se fait par voie latérale (paroi latérale du sinus maxillaire) ou par voie crestale (à travers la crête édentée) en fonction de la hauteur osseuse résiduelle. Cette hauteur nous est donnée par les examens radiologiques.

Examens radiographiques

Ils permettent, après l’analyse des conditions générales et locales, d’examiner la situation anatomique de la zone à implanter. On distingue des examens radiographiques standards en 2 dimensions qui viennent compléter l’examen clinique, et des examens de seconde intention en 3 dimensions qui confirment ou non l’adéquation entre les objectifs prothétiques et les possibilités anatomiques et donc la faisabilité du projet implantaire.

Imagerie 2D :…

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter l'article En version numérique
Acheter le numéro À l'unité

Thèmes abordés

Sur le même sujet

Implantologie

Article réservé à nos abonnés Implantologie et douleurs neuropathiques postopératoires

En chirurgie implantaire, les douleurs postopératoires persistantes sont parmi les complications les plus difficiles à gérer, d’abord pour le patient...
Implantologie

Article réservé à nos abonnés Implants courts vs implants standard placés sur une mandibule atrophique après augmentation osseuse

La réhabilitation orale des patients partiellement ou totalement édentés avec des prothèses sur implants est devenue courante, avec des résultats...
Implantologie

Article réservé à nos abonnés Flux digital en implantologie à propos d’un cas sur une incisive centrale

Analyse pré-implantaire Recueil des données Une patiente de 32 ans est reçue en consultation au cabinet. Elle ne présente pas...
Implantologie

Article réservé à nos abonnés Le traitement des péri-implantites

Coordination scientifique : Philippe Khayat, Benjamin Pomès Dans cette édition spéciale, onze articles et 17 auteurs font le point sur...
Implantologie chirurgicale

Article réservé à nos abonnés Réhabilitation implantaire secteur postérieur mandibulaire et ROG

La question Il s’agit d’évaluer, selon la situation clinique, la pertinence du recours à la technique de la régénération osseuse...
Implantologie

Article réservé à nos abonnés La zircone est-elle une alternative au titane en implantologie orale ?

La structure Le zirconium est un métal de transition du groupe IV et du sous-groupe du titane dans le tableau...