L’ingression molaire est une technique orthodontique essentielle pour corriger certaines malocclusions, en particulier les égressions passives en cas de perte de l’antagoniste. L’utilisation de minivis orthodontiques, combinée à des chaînettes élastomériques, représente une avancée significative dans ce domaine [1, 2].
Mise en œuvre
La technique d’ingression molaire repose sur l’insertion de minivis orthodontiques dans l’os buccal et lingual. Les chaînettes élastomériques relient ces minivis aux molaires, permettant un contrôle précis des forces intrusives sous la forme d’un « hamac » (fig. 1 et fig. 2).
1. Planification
Un examen clinique et radiographique à l’aide des Cone Beam CT (CBCT) petit champ est effectué pour évaluer la morphologie osseuse et déterminer le meilleur emplacement pour les minivis, idéalement en vestibulo-mésial et disto-palatin, ou inversement.
2. Insertion des minivis
Celles-ci sont insérées sous anesthésie locale avec un tournevis droit en vestibulaire et avec un tournevis angulé en linguale (fig. 3).
3. Contrôle radiologique per-opératoire
Un nouveau CBCT peut être réalisé pour vérifier les proximités radiculaires des minivis (fig. 3).
4. Fixation des chaînettes
Une force de 50 g semble suffisante pour une ingression unitaire de molaire [3]. Les chaînettes élastomériques peuvent être fixées aux minivis et aux molaires à l’aide d’un simple bouton occlusal, de boutons vestibulaire et lingual, ou calées par de petits composites cuspidiens (fig. 1).
5. Distribution des forces
Les forces appliquées par les chaînettes élastomériques sont réparties de manière optimale afin de passer, si possible, par le centre de résistance, sans créer de couple de rotation (fig. 1 et fig. 2).
6. Suivi et ajustements
Des visites régulières permettent d’ajuster la tension…







