L’extraction dentaire représente un volume de 10 millions de dents par an aux Etats-Unis ; elle a pour conséquence une résorption osseuse pouvant atteindre 60 à 70 % au bout de quelques années [1-5]. Il s’agit de l’une des plus anciennes thérapeutiques, dont la technique a progressé au fil du temps, de l’Antiquité au XIXe siècle, avec l’arrivée de l’anesthésie locale, mais c’est surtout le développement des autres techniques de soins qui a permis de réduire leur nombre, le procédé d’avulsion en lui-même ayant des limites techniques.
Dans ce cadre, les lasers peuvent être des outils utiles dans le traitement quotidien des extractions en omnipratique et en implantologie.
Les lasers permettent de traiter le site d’extraction pour de meilleures suites opératoires et une fermeture de l’alvéole plus rapide en comparaison avec d’autres techniques de comblement d’alvéoles utilisant des éponges ou autres matériaux en techniques non chirurgicales [6-8].
Leurs effets mécaniques et biologiques s’appliquent sur les sites d’extraction : ablation du tissu de granulation, décontamination, vascularisation et coagulation, entre autres. Mais également tous les effets biologiques de réduction de la douleur, effets trophiques du tissu conjonctif, anti-inflammatoire et de régénération tissulaire [5].
Nous pouvons résumer ainsi les effets apportés grâce au HLLT (High Level Laser Therapy) : photomécaniques, photodynamiques, thermomécaniques.
Avec un effet thermique, la fermeture de l’alvéole se fera plus rapidement, avec moins de douleurs
Quels lasers pour les extractions ?
Les tissus cibles en présence sont : le sang, liquide vital composé de plasma et d’éléments figurés.
Les tissus cibles
Ils sont au nombre de deux.
- Le plasma : 55 % du volume total du sang composé d’eau (90 à 92 %) et de protéines plasmatiques (7 à 8 %) :
- l’albumine : la protéine la plus abondante dans le plasma…