L’hypnose : réalités scientifiques

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  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire
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Dans notre premier article (id 11 du 21 mars), nous avons abordé ce qu’était l’hypnose, en précisant ce qu’elle n’était pas. Nous vous proposons aujourd’hui de poser un autre regard sur l’hypnose : que nous dit la science de l’hypnose ?

L’hypnose n’est qu’un mot. Nous, occidentaux, l’utilisons pour décrire tout à la fois :
– un état : « être en hypnose », mais où sommes-nous quand nous sommes en hypnose ?
– un processus : comment accéder à cet état ?
– un vécu : que vivons-nous quand nous sommes en hypnose ?
– une procédure : « pratiquer l’hypnose », comment faire en sorte qu’un patient accède à cet état ?
 

L’hypnose est un état

Il y a eu débat autour de la question de l’état. Légitimement, on souhaitait savoir si l’hypnose existait, ou si elle n’était qu’illusion. Depuis plus de cinquante ans, les controverses sur la nature de l’hypnose foisonnent de réflexions toutes plus exaltantes les unes que les autres. Pour le courant non étatiste, proche des théories de la cognition sociale*, l’hypnose n’est qu’un jeu de rôle, un faire semblant, une illusion, un simple plaisir de l’imagination ou de désirabilité sociale.
 
Avec la fin du XXe siècle, et l’avènement de la neuro-imagerie fonctionnelle, les scientifiques ont pu observer le fonctionnement d’un cerveau en état d’hypnose. L’état hypnotique a ainsi été validé en tant qu’activité cérébrale spécifique, différente d’autres états de conscience, comme ceux de la veille, du sommeil, du coma. Compte tenu de ces données biologiques, nous considérons aujourd’hui que l’hypnose est un état de conscience modifiée. La définition internationale de l’hypnose la plus récente (2014 [1]) la propose comme un « état de conscience impliquant une focalisation de l’attention avec une attention périphérique diminuée, et caractérisé par une capacité accrue à répondre à la suggestion ».
 
Alors que la doxa disait que l’hypnose relevait du lâcher prise, Pierre Rainville, avec son travail sur l’observation du fonctionnement cérébral, montre dès 1999 [2], qu’au contraire, l’hypnose est focalisation de l’attention et détente mentale.

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