L’édentement partiel constitue un défi majeur dans les réhabilitations prothétiques, tant sur le plan esthétique que fonctionnel. En effet, la présence d’axes de rotation engendre un risque d’instabilité prothétique, auquel s’ajoute la nécessité d’utiliser des moyens de sustentation, de stabilisation et de rétention, tels que les crochets, dont l’impact esthétique peut être défavorable. Cependant, l’avènement de l’implantologie a profondément modifié les approches thérapeutiques en réhabilitations partielles. L’intégration d’implants dans le plan de traitement permet désormais d’optimiser la stabilité et la rétention des prothèses, tout en tenant compte de la dualité tissulaire entre structures ostéomuqueuses et implants ostéo-intégrés [1]. Ces réhabilitations représentent ainsi souvent une solution de compromis et sont décrites sous la dénomination de « prothèses amovibles partielles stabilisée sur implant(s) » ou « PAPSI ».
Cet article a pour objectif de mettre en évidence l’apport de l’implantologie dans la réhabilitation des édentements partiels traités par prothèse amovible. Il souligne également l’importance d’une analyse préprothétique rigoureuse, intégrant la conception de la prothèse amovible partielle (PAP) et la planification implantaire, dans une approche globale visant à optimiser la fonction et l’esthétique prothétique.
L’apport de l’implantologie dans la prothèse amovible partielle à châssis métallique
L’adjonction d’un appui implantaire sous une prothèse amovible partielle permet de renforcer l’équilibre prothétique défini par la triade de Housset (rétention, sustentation et stabilisation), tout en améliorant le confort fonctionnel et esthétique du patient. La présence d’un appui implantaire contribue à une meilleure rétention, à une stabilisation et une sustentation accrues. Sur le plan esthétique, cette approche permet d’éliminer certains…