L’impression 3D en orthodontie : faut-il s’équiper ?

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  • Publié le . Paru dans L'Orthodontiste n°1 - 15 février 2026 (page 20-33)
Information dentaire
L’intégration des technologies d’empreintes numériques et d’impression 3D a révolutionné la pratique orthodontique. L’impression 3D additive est ainsi devenue un outil essentiel du flux numérique dans la fabrication de modèles d’étude, de travail, d’appareils ou de guides. Elle permet à l’orthodontiste de conserver la maîtrise de l’ensemble de la chaîne de production, depuis l’acquisition des données jusqu’à la réalisation des dispositifs. Les récents progrès dans le domaine ont encore amélioré la fiabilité et la précision des impressions, et simplifié leur utilisation tout en les rendant plus accessibles financièrement. Parallèlement, l’offre de matériaux certifiés pour un usage médical s’est considérablement enrichie, de même que les solutions logicielles dédiées à l’orthodontie. Cet article se propose d’introduire le lecteur à l’univers de l’impression 3D en orthodontie, en essayant d’apporter des réponses claires et pragmatiques aux questions suivantes : quelle est la place d’une imprimante 3D dans un cabinet d’orthodontie ? Quels sont les principaux éléments à prendre en compte pour son intégration ? Quels sont les coûts, les contraintes, les risques et les principales applications de cette technologie ?

Applications en orthodontie [1-3]

Champs d’application classiques

L’impression 3D ouvre l’accès à un large éventail d’applications orthodontiques, avec notamment l’impression de modèles d’étude, de travail, de guides de collage indirect ou chirurgicaux, d’aligneurs, de gouttières et de dispositifs auxiliaires personnalisés.

Le modèle issu de l’empreinte optique n’est pas imprimable en l’état, c’est une coquille vide, un simple maillage surfacique sans information de volume ou d’intérieur, il est dit « non-manifold ». Ce maillage doit dans un premier temps être fermé (fig. 1). En orthodontie, cette étape se fait par l’ajout d’un socle après avoir redéfini les contours de l’empreinte. Ce socle peut être simple ou reproduire la taille française ou américaine et ajoutera une surface plane sous le modèle. Les modèles imprimés sont moins fragiles que ceux en plâtre dur mais plus sensibles à la chaleur (soudure ou au processus de thermoformage).

Modèles d’étude

La première application en orthodontie est la réalisation de modèles pour l’étude de cas, à remettre au chirurgien maxillo-facial ou comme moyen de communication avec le patient en évitant d’avoir recours à la coulée du plâtre. Ces modèles sont faciles à imprimer, il n’est généralement pas recherché des matériaux d’impression aux propriétés mécaniques particulières, que ce soit en termes de précision, de résistance thermique ou de biocompatibilité.

Modèles de travail

Destinés à la réalisation d’appareils amovibles ou fixes, de gouttières de contention ou d’aligneurs thermoformés, de gouttières pour le collage indirect, de positionneurs, pour la confection d’attelles de contention collée en technique indirecte, de mainteneurs d’espace. Les modèles imprimés en 3D se substituent aux moulages traditionnels en plâtre dur, le flux numérique rejoint le flux…

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