La couronne périphérique : monolithique ou stratifiée ?

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  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°6 - 18 février 2026 (page 30-32)
Information dentaire
Longtemps considérées comme le traitement prothétique de référence, les indications de la couronne périphérique ont diminué en raison de la nécessité de préserver les tissus dentaires et de réaliser des choix thérapeutiques guidés par le gradient thérapeutique. Dans cette séance, Philippe Boitelle a proposé une réflexion clinique sur le choix d’une couronne périphérique à la lumière de l’évolution des biomatériaux.

Responsable de séance : Olivier Leroux

Intervenant : Philippe Boitelle

 

Matériaux

Les alliages métalliques historiquement utilisés sont aujourd’hui dépassés en raison de leurs caractères non biomimétique, invasif et peu biocompatible par rapport aux matériaux céramiques [1, 2].

Les céramiques modernes se répartissent en trois grandes familles : les céramiques hybrides, les vitrocéramiques et les céramiques polycristallines. Ces dernières sont principalement représentées par les zircones. Les céramiques hybrides, associant réseau céramique et polymère, ne sont utilisables qu’en monolithique. Leur module d’élasticité intermédiaire entre émail et dentine leur confère une tolérance mécanique intéressante, mais leurs indications restent limitées [3].

Les vitrocéramiques, en particulier les céramiques renforcées en disilicate de lithium, offrent un compromis remarquable entre propriétés optiques et résistance mécanique qui justifie leur usage courant en secteur antérieur (fig. 1).

Les zircones, reconnues pour leur résistance mécanique élevée et leur biocompatibilité [4-7], ont évolué vers de nouvelles générations (4Y et 5Y-TZP), plus translucides au prix d’une diminution des performances mécaniques [8] (fig. 2).

Ces couronnes opaques présentent l’avantage de masquer un éventuel pilier dyschromié ou métallique [9].

Couronne monolithique

La couronne monolithique, caractérisée par une structure faite d’un seul type de matériaux, présente d’excellentes performances mécaniques qui permettent des taux de survie très élevés. En effet, l’absence d’interface entre deux matériaux élimine le risque de chipping. Les échecs observés sont le plus souvent liés à des fractures dont le point de départ se situe au niveau cervical [10].

Notons que le maquillage, purement cosmétique, n’apporte aucune résistance mécanique et doit être…

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