Le mot de la rédaction
S’appuyant sur des illustrations didactiques et une riche documentation clinique, les auteurs présentent le geste chirurgical de la génioplastie en détaillant ses nombreuses indications ainsi que les bénéfices fonctionnels et esthétiques attendus tant chez l’enfant que chez l’adulte
Rappels anatomiques de la symphyse mentonnière
Du côté lingual, les apophyses géni servent d’ancrage aux muscles génio-hyoïdiens et génio-glosses et assurent l’ouverture de la filière respiratoire et une bonne position de la base de langue. Un menton correctement positionné assure une tension musculaire suffisante autour des voies respiratoires et une langue mieux placée dont la pointe ne vient pas s’interposer entre les incisives supérieures et inférieures (la base de langue étant en bas et en arrière). À la partie inférieure de la symphyse s’insère le ventre antérieur du muscle digastrique qui se termine par le tendon intermédiaire au niveau de l’os hyoïde, il définit la limite topographique entre la tête et le cou. La remise en tension de ce muscle par une génioplastie d’avancée permet d’augmenter la distance cervico-mentonnière et d’effacer l’aspect de double menton.
Du côté vestibulaire, le muscle mentonnier de part et d’autre de la symphyse est un muscle superficiel à l’insertion osseuse et cutanée. Il peut être à l’origine d’une fossette cutanée mentonnière. C’est un muscle releveur de la peau du menton et donc de la lèvre inférieure. Sursollicité chez l’incompétent labial, il fronce la peau du menton en créant un aspect caractéristique en peau d’orange. Cette contraction répétée entraîne un amincissement de la corticale vestibulaire des incisives et peut aggraver les récessions gingivales [1].
Latéralement s’insèrent les muscles abaisseurs de l’angle de la bouche et de la lèvre ainsi que le muscle platysma, muscle peaucier du cou (fig. 1).
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