La parodontite, 6e maladie chronique mondiale, ne bénéficie pas d’un diagnostic précoce ni d’une évaluation pronostique précise grâce aux outils conventionnels. Ainsi, une approche personnalisée, notamment à travers les biomarqueurs, est nécessaire.
La parodontite, réel problème de santé publique
La parodontite est une pathologie inflammatoire causée par une dysbiose du microbiote oral en faveur de bactéries parodontopathogènes associée à une déficience immunitaire et à un environnement défavorable (fig. 1) [1]. Du fait de son caractère multifactoriel, elle revêt différentes formes cliniques rendant sa prise en charge complexe.
Sa prévalence mondiale aurait augmenté de 8,44 % entre 1990 et 2019 avec 1,1 milliard de patients atteints de parodontite sévère [2], faisant d’elle la 6e pathologie chronique la plus prévalente [3]. La parodontite est donc un problème de santé publique majeur qu’il est important de dépister et de traiter.
De nos jours, elle est diagnostiquée grâce au recueil de signes cliniques et radiographiques témoignant de sa progression. Ainsi, son dépistage précoce reste difficile et son diagnostic est souvent tardif [4]. Cela n’est pas sans importance car la parodontite a des conséquences locales [5] (pertes dentaires, esthétiques et fonctionnels), générales [6] (associations avec de nombreuses pathologies systémiques (fig. 2)) et financières (coûts du traitement parodontal et de ses conséquences). Ce coût global a été estimé en 2018 à 156 milliards de dollars en moyenne aux Etats-Unis et en Europe [7].
Face à ces problématiques, il semble nécessaire d’axer la recherche sur l’amélioration du diagnostic parodontal et de s’inscrire ainsi dans une médecine parodontale de précision, comme le préconise le 20e consensus de la Fédération Européenne de Parodontologie [4].
La salive, source de biomarqueurs pour la parodontite
Les…

