La place des β-tcp dans la préservation des crêtes alvéolaires post-extractionnelles

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  • Publié le . Paru dans Biomatériaux Cliniques n°2 - 15 octobre 2018 (page 44-49)
Information dentaire
La gestion des sites extractionnels est devenue un prérequis en implantologie orale. En effet, le remplacement dentaire par un implant doit être optimal, tant sur le plan fonctionnel qu’esthétique, et nécessite de maintenir un environnement alvéolaire post-extractionnel compatible avec l’ostéointégration de l’implant. Cet article traite de la place des β-TCP dans ce processus de préservation.
L’extraction d’une dent est un acte traumatique qui, même réalisé avec un minimum de contrainte, déclenche un processus cicatriciel entraînant des modifications morphologiques de l’alvéole [1].
Six mois après l’avulsion, les études cliniques chez l’homme, après réouverture du site d’intervention, montrent une perte osseuse horizontale de 29 à 63 % et une perte osseuse verticale de 11 à 22 %. Cette réduction volumétrique est rapide pendant les 3 à 6 premiers mois [2, 3, 4].

Pour prévenir cette résorption osseuse post-extractionelle, différentes techniques chirurgicales peuvent être réalisées : la régénération osseuse guidée, le comblement alvéolaire, ou les techniques combinées.

Un consensus semble se dégager dans la littérature, qui montre que la préservation alvéolaire limite de manière significative la résorption de la crête alvéolaire après extraction par rapport à une extraction seule. Les dimensions de crête sont également mieux maintenues si la préservation est faite le jour de l’extraction [5, 6, 7].

Les matériaux de substitution osseuse placés dans l’alvéole peuvent être d’origine allogénique, xénogénique ou alloplastique. Parmi les matériaux alloplastiques, d’origine synthétique, figurent l’hydroxyapatite (HA), le bêta tricalcium phosphate (β-TCP), les matériaux biphasiques (HA/β-TCP) et les bioverres. Les principaux avantages de ces matériaux sont l’absence de risque de contamination et de transmission d’agents pathogènes ainsi qu’une grande disponibilité, évitant un second site d’intervention.Le développement et l’utilisation croissante des biomatériaux à base de phosphate de calcium (CaP) se justifient en raison de leur composition similaire à celle de l’os et de certaines propriétés, dont la biodégradabilité, la bioactivité et l’ostéoconductivité [8].

STRUCTURE ET PROPRIÉTÉS DES β-TCP

Le tricalcium phosphate sous sa forme bêta (β-TCP) est aujourd’hui…

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