La prothèse fixée transitoire en technique additive

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  • Publié le . Paru dans Biomatériaux Cliniques n°1 - 15 mars 2021 (page 90-96)
Information dentaire
La réalisation d’un traitement préprothétique peut nécessiter l’utilisation de restaurations transitoires fixées qui seront utilisées pendant plusieurs mois. Ces prothèses doivent présenter des propriétés mécaniques, biologiques et esthétiques compatibles pour une utilisation clinique. Parmi les différentes techniques de fabrication additive, seule la stéréolithographie permet l’élaboration de prothèses transitoires suivant les normes en vigueur. De plus, les techniques additives présentent une alternative intéressante aux limites de l’usinage (usure des pièces et la perte de consommable). Cependant, la durée de fabrication par stéréolithographie, plus longue que la technique soustractive, en fait une technique CFAO semi-directe ou indirecte particulièrement adaptée pour le laboratoire de prothèse. Ses indications portent notamment sur les prothèses transitoires dans les cas complexes avec un grand nombre d’éléments à réhabiliter, un rétablissement de la fonction occlusale ou encore un défi esthétique. De nombreuses résines acryliques sont disponibles sur le marché pour la mise en forme additive mais seules certaines sont adaptées pour la fabrication de prothèses transitoires. Enfin, la stéréolithographie impose des contraintes spécifiques, contrairement à la mise en forme soustractive comme la sélection de l’orientation de l’objet, la création de supports et des étapes de post-polymérisation.

Réalisée à la suite d’une démarche analytique, la prothèse transitoire est souvent considérée comme une restauration définitive confectionnée à l’aide de matériaux temporaires [1]. Elle a pour but de valider cliniquement, durant plusieurs mois, les concepts occlusaux et esthétiques retenus, tout en permettant la réalisation de traitements préprothétiques. La réalisation de ces prothèses transitoires par Conception et Fabrication Assistées par Ordinateur (CFAO) repose sur la mise en forme d’un projet virtuel par technique soustractive ou additive.

La méthode soustractive, appelée aussi usinage, est la technique la plus couramment utilisée. La mise en forme additive est, quant à elle, une méthode plus récente de fabrication tridimensionnelle par empilement de couches successives. Ces nouveaux procédés additifs permettent la mise en forme de cires, de résines ou de métaux [2]. Nous pouvons alors nous demander : quel est l’intérêt de réaliser ces prothèses par une méthode additive ? Quelle technique et quel matériau faut-il choisir ? Enfin, quelles sont les contraintes de cette nouvelle méthode de mise en forme ?

Quels sont les intérêts des transitoires en techniques de l’additive ?

La prothèse transitoire peut être confectionnée à l’aide de nombreuses techniques, réalisables au fauteuil ou en laboratoire. Le choix du procédé de mise en forme dépendra de l’indication clinique. À la différence d’une prothèse transitoire de première génération, issue de la situation initiale du patient, la prothèse de deuxième génération qui lui succède, permet de prévisualiser la forme de la future prothèse pour tester la fonction et valider l’esthétique. Cette prothèse de deuxième génération est souvent réalisée par le laboratoire, à partir d’une empreinte de la préparation.

Désormais, la CFAO est très souvent utilisée pour sa rapidité de mise en place, sa dématérialisation et ses très bons…

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