Depuis plusieurs années, notre équipe étudie quotidiennement la zircone, ou plutôt faudrait-il parler des zircones, tant leurs propriétés, leurs modes d’assemblage et les propositions cliniques fondées sur leur utilisation se sont à la fois codifiées et diversifiées. Nous avons d’ailleurs perdu le compte du nombre d’articles, nationaux comme internationaux, que nous avons directement ou indirectement consacrés à ces matériaux ou les évolutions permises par leur avènement comme les bridges collés cantilevers antérieurs ou postérieurs.
Dès lors, écrire un article de plus sur les zircones pourrait sembler superflu. Comment encore dire quelque chose d’original sur des matériaux qui ont déjà fait couler autant d’encre ? C’est pourtant le défi que nous allons essayer de relever en prenant des angles nouveaux pour cet article résolument clinique ayant vocation à donner le maximum de clés et de connaissances possibles, cliniquement pertinentes, sur les utilisations possibles de ce matériau. Car s’il n’est plus vraiment question aujourd’hui de présenter la zircone comme une nouveauté ou même comme une alternative, la convention CCAM ayant largement contribué à la mettre en lumière dans notre pratique quotidienne, son adoption dépasse largement le seul cadre national et est mondiale. Déjà majoritaire dans de nombreux laboratoires de prothèse, son utilisation ne montre aucun signe de ralentissement et continue au contraire de progresser. Les fabricants et les chercheurs ne s’y trompent pas et le cœur de la recherche et développement concerne beaucoup moins les autres matériaux. Il est donc indispensable pour le chirurgien-dentiste tout comme le prothésiste dentaire de maîtriser le maximum de ses spécificités afin d’optimiser ses résultats cliniques.
Nous avons donc choisi un abord différent : aborder la zircone à travers les clichés qui l’entourent après le classique rappel « biomatériaux » indispensable…