Les ciments tricalciques – Spécificités du matériau Biodentine™ – Partie 3

  • Par
  • Publié le . Paru dans Biomatériaux Cliniques n°1 - 15 mars 2019 (page 46-50)
Information dentaire
Cet article a pour objectif d’illustrer, par la présentation de deux cas cliniques, les indications des ciments tricalciques, plus spécifiquement du matériau Biodentine™, dans les thérapeutiques des dents permanentes immatures nécrosées : les indications et protocoles des thérapeutiques d’apexification et de revitalisation seront abordés.

Thérapeutiques de la dent permanente immature nécrosée

L’un des précédents articles concernant le silicate tricalcique Biodentine™ a présenté la manipulation et les thérapeutiques de préservation pulpaire [1]. Dans celui-ci, nous évoquons une autre indication : le traitement des dents permanentes immatures nécrosées.

La nécrose pulpaire de la dent permanente immature entraîne un arrêt de l’édification radiculaire. Le praticien se trouve donc confronté à deux problématiques : d’une part, la présence de parois dentinaires radiculaires fines et potentiellement fragilisées, augmentant ainsi le risque de fracture radiculaire et, d’autre part, un apex largement ouvert et une difficulté à obtenir une bonne étanchéité apicale lors du traitement endodontique.

Avant la mise sur le marché des silicates de calcium, le traitement de référence, appelé apexification, reposait sur le renouvellement régulier d’hydroxyde de calcium qui avait pour objectif de stimuler la formation d’une barrière apicale minéralisée avant la réalisation d’une obturation endodontique conventionnelle [2]. Néanmoins, cette procédure engendrait des inconvénients majeurs : le renouvellement régulier du matériau nécessitant la multiplication du nombre de séances, le traitement pouvait durer entre 6 et 18 mois, augmentant alors le risque d’échec [3], notamment par fracture horizontale de la racine traitée. Au-delà de la fragilité inhérente à la faible épaisseur de parois, le contact prolongé de l’hydroxyde de calcium avec le tissu dentinaire entraîne des modifications de structure importantes, rendant la dentine plus sujette aux fractures radiculaires cervicales spontanées [4, 5].

L’introduction des silicates de calcium a permis de pallier ces inconvénients en réduisant le nombre de séances nécessaires à la procédure et en créant une barrière apicale physique de 3 à 4 mm [6]. Néanmoins, le temps de prise du MTA® nécessite une procédure en deux séances. Biodentine™…

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter l'article En version numérique
Acheter le numéro À l'unité

Thèmes abordés

Sur le même sujet

Biomatériaux

Article réservé à nos abonnés Facettes en céramique : Analyse et Approche Multidisciplinaire d’un cas clinique

1/ Il faudrait donner de la dominance aux incisives centrales de cette patiente en rallongeant leur bord incisif. Les conditions...
Biomatériaux

Article réservé à nos abonnés Intégrer l’injection de composite dans un plan de traitement Global. Cas d’amélogenèse imparfaite

1. Par où commence-t-on pour planifier un tel plan de traitement ? La planification d’un traitement global de réhabilitation esthétique et...
Biomatériaux

Article réservé à nos abonnés Collage en orthodontie : 5 situations cliniques pour tester vos réflexes

Cette activité propose cinq situations cliniques illustrant des problématiques courantes rencontrées lors du collage orthodontique et du suivi des traitements...
Biomatériaux

Article réservé à nos abonnés Les biomatériaux en traumatologie

Les usages et donc les connaissances en biomatériaux sous-tendent la plupart de nos actes en omnipratique, comme en odontologie pédiatrique....
Biomatériaux

Article réservé à nos abonnés MIH sévère et érosion-infiltration en denture mixte

Situation clinique initiale Une enfant de 11 ans consulte accompagnée de ses parents pour un motif esthétique : elle exprime une...
Biomatériaux

Article réservé à nos abonnés Traitement d’une dyschromie unitaire chez un patient mineur

Cas clinique Patient de 15 ans qui se présente au cabinet car il est gêné par la couleur de son...