Les empreintes aux alginates : de multiples indications et des erreurs simples à éviter

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  • Publié le . Paru dans Stratégie Prothétique n°3 - 30 juin 2015 (page 125-134)
Information dentaire
Quelles sont les indications des empreintes aux alginates ?
Quelles sont les erreurs à éviter ?
Quelles sont les astuces pour parfaire son empreinte ?

Les empreintes réalisées à l’aide d’hydrocolloïdes irréversibles, plus communément appelés alginates, permettent d’enregistrer en un seul temps la totalité des surfaces dentaires ainsi que leur environnement muqueux. Selon la destination du moulage issu de l’empreinte, l’enregistrement muqueux sera plus ou moins recherché. Pour obtenir des moulages destinés à la prothèse fixée ou à fournir des antagonistes occlusaux, l’empreinte sera peu étendue. En revanche, lorsqu’ils sont destinés à la réalisation de prothèse amovible, les moulages devront comporter l’ensemble des surfaces d’appui muqueuses et, au-delà, dépasser les limites de la future prothèse. Ainsi, le praticien obtient des modèles préliminaires (documents de référence), des modèles d’étude (pour une analyse au paralléliseur et sur articulateur) ou des modèles primaires. Ces derniers permettent d’appréhender les modifications préprothétiques et la réalisation de porte-empreintes individuels (PEI) nécessaires à la prise d’empreinte secondaire (1-3).
Chaque type d’empreinte a donc un objectif spécifique qui va déterminer ses critères de validation (4-6). Par exemple, un patient totalement denté ou présentant un édentement encastré de faible étendue n’exigera pas un enregistrement étendu de la musculature périphérique, mais essentiellement un enregistrement précis des surfaces dentaires.
À l’inverse, un patient partiellement édenté (Classes I, II, III et IV de Kennedy de moyenne et grande étendue) exigera un enregistrement précis des muqueuses, de la musculature périphérique et des structures paraprothétiques (tubérosités, poches de Fish…) avec pour objectif la réalisation dans de bonnes conditions d’un PEI. Une situation particulière nécessite également un enregistrement précis de l’ensemble des surfaces dentaires lors de l’empreinte primaire : les cas de Classe I mandibulaire de moyenne étendue dont l’indication…

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