Les secrets de l’isolation

  • Par
  • Publié le . Paru dans Biomatériaux Cliniques n°2 - 30 septembre 2016 (page 76-79)
Information dentaire
Après les feuilles de digue, les pinces à trous, le cadre, les crampons et la pince à crampon développés dans BMC 1, cet article présente la suite (et la fin) du matériel indispensable dans le cadre d’une isolation efficace.

Partie 2 - Le fil dentaire, les fils de rétraction, les bandes de téflon

Le fil dentaire
Le fil dentaire sert d’abord à positionner la digue autour des dents à isoler (franchissement des zones de contact proximales), puis à favoriser la stabilité de la digue en position inversée dans le sulcus, dans une position plus apicale, par le biais d’une ligature. L’inversion des berges de la perforation à l’intérieur du sulcus, le long de la surface radiculaire, est un point fondamental de toute procédure d’isolation. Seule une inversion effective est à même de réaliser l’étanchéité du champ opératoire (à la façon d’une valve cardiaque en position fermée qui s’oppose au reflux sanguin), ainsi qu’une rétraction gingivale maximale, tout en restant atraumatique, puisque cette traction apicale est d’ordre purement mécanique.
Un fil rond, de gros diamètre, ciré, est idéal pour franchir les points de contact proximaux. Le diamètre important du fil évite de déchirer la feuille de digue au passage du point de contact. La technique de franchissement du point de contact mérite une mention spéciale ; il est utile de tester au préalable la possibilité que le contact proximal soit franchi normalement par le fil seul (attention aux anciennes obturations aux contours irréguliers). Si ce n’est pas le cas, l’utilisation d’un strip diamanté pour ouvrir légèrement l’espace proximal peut se révéler judicieuse. Aucun lubrifiant n’est généralement nécessaire, et le seul film salivaire permet au latex de glisser facilement le long des surfaces dentaires. Pour ce faire, il est crucial qu’une seule épaisseur de latex, de surcroît s’il est épais, soit insérée dans l’espace interdentaire. La feuille de digue doit franchir progressivement le point de contact à la façon d’une feuille de papier qui s’engage dans une imprimante. Aussi, le fil de gros diamètre doit-il engager le point de contact depuis une surface occlusale libre (la dent mésiale ou la dent distale selon le cas), en maintenant…

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter l'article En version numérique
Acheter le numéro À l'unité

Thèmes abordés

Sur le même sujet

Biomatériaux

Article réservé à nos abonnés Facettes en céramique : Analyse et Approche Multidisciplinaire d’un cas clinique

1/ Il faudrait donner de la dominance aux incisives centrales de cette patiente en rallongeant leur bord incisif. Les conditions...
Biomatériaux

Article réservé à nos abonnés Intégrer l’injection de composite dans un plan de traitement Global. Cas d’amélogenèse imparfaite

1. Par où commence-t-on pour planifier un tel plan de traitement ? La planification d’un traitement global de réhabilitation esthétique et...
Biomatériaux

Article réservé à nos abonnés Collage en orthodontie : 5 situations cliniques pour tester vos réflexes

Cette activité propose cinq situations cliniques illustrant des problématiques courantes rencontrées lors du collage orthodontique et du suivi des traitements...
Biomatériaux

Article réservé à nos abonnés Les biomatériaux en traumatologie

Les usages et donc les connaissances en biomatériaux sous-tendent la plupart de nos actes en omnipratique, comme en odontologie pédiatrique....
Biomatériaux

Article réservé à nos abonnés MIH sévère et érosion-infiltration en denture mixte

Situation clinique initiale Une enfant de 11 ans consulte accompagnée de ses parents pour un motif esthétique : elle exprime une...
Biomatériaux

Article réservé à nos abonnés Traitement d’une dyschromie unitaire chez un patient mineur

Cas clinique Patient de 15 ans qui se présente au cabinet car il est gêné par la couleur de son...