Les évolutions pratiques liées aux ciments biocéramiques en endodontie

  • Par
  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°38 - 3 novembre 2021 (page 20-27)
Information dentaire

Les ciments biocéramiques représentent une innovation technique en endodontie. Leur utilisation permet de simplifier l’obturation et ainsi de se concentrer sur la désinfection et le maintien de l’asepsie tout au long du traitement.

Voici une revue de leurs avantages et de leurs limites.

Lors du traitement endodontique, l’obturation radiculaire a pour objectif de sceller hermétiquement l’endodonte. La phase d’obturation fait suite à la mise en forme mécanique et à la désinfection chimique. L’obturation doit être tridimensionnelle et étanche, de la portion coronaire jusqu’à la portion apicale ; cet état permettant, d’une part, de priver les bactéries résiduelles de nutriments et, d’autre part, d’empêcher les bactéries et les fluides tissulaires de contaminer à nouveau les canaux [1].

Il est indispensable d’utiliser un ciment endodontique qui assure à la fois l’étanchéité du joint dent/gutta percha ainsi qu’une action lubrifiante. Diverses formes de ciments de scellement (oxyde de zinc/eugénol, résine, ciment-verre ionomère, hydroxyde de calcium) ont été utilisées avec la gutta percha au cours des dernières décennies, témoignant d’un taux de succès à long terme de plus de 85 % [2].

La dernière évolution en ce qui concerne l’obturation radiculaire est l’apparition des ciments hydrauliques à base de silicate de calcium (appelés également ciments biocéramiques) (tableau 1). Ces ciments biocéramiques, présents sur le marché depuis quelques années, présentent des avantages en termes de protocole et sont dits bioactifs. Contrairement aux ciments traditionnels, ils sont considérés comme des matériaux d’obturation et non comme de simples matériaux de scellement [3].

Néanmoins, plusieurs questions se posent quant à l’utilisation de ces ciments. Que peut-on attendre de la bioactivité d’un ciment endodontique ? Faut-il changer le protocole de désinfection ? Quelle technique d’obturation privilégier avec les ciments biocéramiques ? Peut-on réaliser le logement de tenon dans la séance ? Comment envisager la désobturation lors d’un retraitement ?

Tableau 1. Principaux ciments biocéramiques utilisables pour l’obturation canalaire.

Nom commercial

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter l'article En version numérique
Acheter le numéro À l'unité

Thèmes abordés

Sur le même sujet

Endodontie

Article réservé à nos abonnés La gestion des fractures instrumentales en omnipratique

La fracture instrumentale est l’une des complications du traitement endodontique engendrant le plus de stress pour les praticiens et les...
Endodontie

Article réservé à nos abonnés Guides et dispositifs assistés en endodontie : précision et sécurisation des traitements

Grâce à sa précision, sa fiabilité et sa reproductibilité, l’endodontie guidée permet d’accompagner des praticiens de tout niveau d’expérience, en traitement orthograde...
Endodontie

Article réservé à nos abonnés Micro-chirurgie endodontique : de la technique à la prévisibilité thérapeutique

Anesthésie locale La première étape du traitement est l’anesthésie qui doit être profonde et participer à l’hémostase peropératoire. L’articaïne 4 %...
Endodontie

Article réservé à nos abonnés Désinfection et activation des solutions d’irrigation : état de l’art et évolutions récentes ?

Dès 1965, l’origine infectieuse des pathologies endodontiques a été démontrée [2]. La persistance de bactéries au niveau de l’endodonte est...
Endodontie

Article réservé à nos abonnés Revitalisation et régénération pulpaire :
où en sommes-nous en 2026 ?

Fondements biologiques La pulpe dentaire est un tissu conjonctif spécialisé occupant l’espace endodontique, caractérisé par une organisation complexe associant cellules,...
Endodontie

Article réservé à nos abonnés L’IA au service du diagnostic en endodontie : jusqu’où lui faire confiance ?

L’IA au service de la lecture des radiographies Ces dernières années, la numérisation des clichés radiographiques et la généralisation du...