Malformations veineuses

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  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire
Information dentaire
La classification des anomalies vasculaires distingue deux types de lésions : les tumeurs vasculaires (hémangiomes…) et les malformations vasculaires. Par ailleurs, ces lésions sont caractérisées par le type de vaisseau qui les constitue : elles peuvent être artérielles, veineuses, artérioveineuses, capillaires, lymphatiques ou mixtes. On les classe également selon le type de flux, lent ou rapide. Les malformations veineuses sont des lésions à flux lent, constituées par un nid vasculaire sans connexion artérielle ou capillaire, plus ou moins indépendantes du réseau veineux normal. Les malformations vasculaires résultent d’anomalies du développement du système vasculaire lors de la période embryonnaire. Les lésions importantes sont principalement traitées par sclérothérapie ; les lésions de la muqueuse buccale de petite taille par laser ou exérèse.

19-21

CAS1

 
 
 
Motif de la consultation. Patiente de 44 ans qui présentait des épisodes de gonflement douloureux sur une lésion dorso-linguale, près du bord gauche.

Histoire de la maladie. Il y a douze ans, la patiente a développé des lésions multiples : 2 sur la langue, 2 sur la lèvre inférieure et 1 sur la muqueuse vulvaire. Les lésions étaient asymptomatiques et elles n’avaient pas eu tendance à augmenter de taille.

Interrogatoire. La patiente était en bonne santé et ne prenait donc aucun médicament. Les différentes lésions étaient apparues quasi simultanément. En l’absence de symptomatologie, elle n’avait pas réalisé d’investigations. Elle avait toutefois fait exciser la lésion génitale, mais elle était incapable d’en préciser la nature. Dernièrement, la lésion linguale douloureuse avait été traitée au laser, mais elle avait récidivé.

Examen clinique. On observait 4 tumeurs : 2 sur la lèvre inférieure – 1 sur le bord libre à 1 cm de la commissure gauche, l’autre sur le versant muqueux en regard de la 43 –,
2 sur la langue – 1 sur le bord droit, l’autre sur la face dorsale près du bord gauche – ; c’est cette dernière qui était symptomatique. Les lésions labiales formaient une papule bleuâtre, rénitente, de 1 cm de diamètre, qui disparaissait à la vitropression ; elles n’étaient pas pulsatiles et on ne retrouvait pas de souffle ni de thrill à la palpation et à l’auscultation. Les lésions linguales formaient également des papules mais elles étaient moins saillantes, de taille légèrement inférieure et de couleur moins franche, probablement en raison d’une kératose de surface. Elles n’étaient pas rénitentes et la lésion gauche était nettement plus ferme que celle de droite.

Examen paraclinique. L’examen histopathologique de la lésion linguale gauche a montré une prolifération vasculaire sous forme de cavités de taille variable, anfractueuses, intercommunicantes, bordées par un endothélium…

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