Quelques clés pour réussir une prothèse complète à la mandibule

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  • Publié le . Paru dans Stratégie Prothétique n°2 - 15 avril 2018 (page 111-121)
Information dentaire
Quels sont les points importants à vérifier lors de l’observation clinique ?
Comment aborder les empreintes selon la situation clinique ?
Comment gérer correctement l’occlusion et le montage des dents prothétiques ?

Si la prothèse amovible complète retenue par deux implants est le minimum thérapeutique proposé face à un édentement total mandibulaire (Consensus Mc Gill 2002), la prothèse amovible complète traditionnelle demeure une réalité clinique pour nombre de nos patients, par peur ou par manque de moyens financiers [1]. Cette solution prothétique reste cependant l’objet de nombreuses doléances, principalement liées à la mobilité prothétique [2], entraînant des lésions plus ou moins étendues de la muqueuse buccale, responsables d’inconforts associés à des douleurs [3].
La fonction masticatoire est ainsi directement impactée : les patients rapportent des difficultés à mastiquer certains aliments (83 % des problèmes fonctionnels) qui, éliminés de l’alimentation, peuvent conduire à des déséquilibres nutritionnels. De même, des difficultés lors de la déglutition et la phonation sont présentes (entre 5 et 11 % des problèmes fonctionnels).
Si la gestion technique de ces doléances peut s’avérer frustrante et chronophage pour le praticien après l’insertion prothétique [4], un certain nombre d’entre elles pourraient être minimisées voire évitées lors des étapes de conception et réalisation prothétiques. L’objectif de cet article est de préciser les « points clés » pour chacune des étapes de la réalisation d’une prothèse amovible complète à l’arcade mandibulaire.

L’examen clinique

Dès la première étape du traitement de l’édentement total mandibulaire, c’est-à-dire lors de l’examen clinique initial, certaines particularités anatomiques doivent être identifiées, car si elles ne sont pas dépistées, elles pourraient compromettre ou interférer avec le succès et la pérennité de la restauration prothétique [5].
Parmi ces éléments, trois vont plus particulièrement retenir notre attention : la salive ; la langue ; le degré de résorption de l’arcade et les apophyses géni.

La…

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