Réparer : une option sous-utilisée !

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  • Publié le . Paru dans Biomatériaux Cliniques n°2 - 15 octobre 2023 (page 26-31)
Information dentaire
En 2017, la Fédération Dentaire Internationale (FDI) rappelait que la réparation des restaurations défectueuses (plutôt que leur remplacement) représentait l’un des six points clefs du concept d’Intervention Minimale en cariologie. Cette attitude trop peu utilisée en France est pourtant pleine d’atouts : elle offre la même longévité qu’un remplacement, mais elle est plus simple, plus rapide, moins invasive, moins iatrogène et mieux acceptée par le patient. L’idée est de retarder au maximum l’avancée de la dent dans le cycle délétère de « RE-RESTAURATION » : une petite restauration, puis une moyenne, puis une grosse, puis un onlay, puis une endo, puis une couronne, puis un tenon… Ici, une consœur se présente en consultation avec une fracture de la cuspide disto-linguale de 37. Elle m’explique :

Cette dent a été traitée trois ans plus tôt avec une thérapeutique de maintien de la vitalité pulpaire (VPT) (proximité pulpaire+++) et un composite direct (excellemment bien réalisé par un éminent professeur universitaire).
Ce traitement a été un succès car la dent symptomatique à l’époque ne l’est plus, il n’y a pas d’image apicale et le test au froid est positif… Que faire ? J’ai choisi d’intervenir a minima en ne faisant que réparer. Si cela ne fonctionne pas, nous passerons à l’onlay.

Réparer vs remplacer

– Fracture cuspide disto‑linguale 37
– Test au froid positif
– Restauration à proximité pulpaire réalisée 3 ans au préalable par un enseignant en dentisterie restauratrice.

 

Réparer plutôt que remplacer

– Même longévité
– Plus rapide
– Plus simple
– Moins coûteux
– Moins stressant (donc mieux accepté par le patient)
– Moins de risques iatrogènes
– Préservation tissulaire majorée
– Traumatisme pulpaire minoré
– Moins, voire pas de besoin d’anesthésie locale
– Moins de douleurs per et post-op

 

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