Rubrique coordonnée par Rosa Guyonvarch
Nous remercions chaleureusement Rosa Guyonvarch pour son implication dans la coordination de cette rubrique. Ayant fini son internat, elle passe le relais à Salomé Le Gueux. Cet article marque donc la continuité dans la responsabilité de cette rubrique d’internes.
En odontologie, l’application des recommandations issues des données de la science ne doit jamais se dispenser d’une réflexion adaptée à chaque situation clinique. Ainsi, certains cas particuliers imposent d’interroger le cadre établi pour proposer une prise en charge appropriée, sans pour autant s’en affranchir. Dans les cas de dents permanentes nécrosées à apex ouvert, les traitements les plus souvent proposés sont l’apexification et la revascularisation. Cette dernière vise à favoriser la cicatrisation péri-apicale tout en initiant la création d’un tissu fonctionnel au sein du système canalaire, celui-ci se rapprochant alors plus d’un tissu parodontal que d’un tissu pulpaire. Cette thérapeutique est généralement davantage utilisée chez l’enfant afin de favoriser la poursuite du développement radiculaire et le renforcement des parois dentinaires [1]. Toutefois, chez l’adulte, celle-ci reste plus rarement indiquée et se voit discutée dans la littérature [2, 3]. En effet, la fermeture apicale reste souvent incertaine et les traitements par apexification avec un bouchon apical au moyen de biomatériaux restent la référence. Pourtant, dans certaines situations, bien que le patient ne présente plus de potentiel de croissance, la dent conserve des caractéristiques biologiques spécifiques qui peuvent justifier le recours à une approche régénérative en première intention [4, 5]. De plus, lorsque les indications sont bien posées et les protocoles parfaitement respectés, le taux de réussite des revascularisations sur des dents immatures chez l’adulte est similaire aux taux de réussite chez l’enfant…