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Syndrome d’apnées obstructives du sommeil de l’enfant : le rôle de l’orthodontiste

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La revue didactique de formation continue, d’orthopédie dento-faciale
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Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) est d’origine multifactorielle, avec pour principales causes chez l’enfant une hypertrophie des organes lymphoïdes de l’anneau de Waldeyer, expliquant son pic de survenue entre l’âge de 3 et 5 ans (1). Il peut être associé à une étroitesse des structures osseuses ou à une diminution du calibre des voies aériennes par infiltration des parois pharyngées. Les anomalies du contrôle neuromusculaire, avec diminution du tonus des muscles dilatateurs du pharynx, peuvent également être à l’origine du SAOS ou se surajouter aux prédispositions morphologiques.

Si l’ablation chirurgicale des végétations et des amygdales est la première ligne de traitement, certains patients peuvent présenter une persistance de troubles ventilatoires après l’intervention ou une récurrence des symptômes quelques années plus tard. Certaines caractéristiques maxillo-faciales ont été associées à ces échecs chirurgicaux. Elles constituent aussi des facteurs de risque du SAOS et sont retrouvées chez un tiers des enfants apnéiques : un hypo-développement maxillaire avec palais étroit et ogival, et une rétrusion ou hyperdivergence mandibulaires.
Le but de cet article est de décrire la place et les modalités pratiques des traitements orthodontiques précoces, dont deux dispositifs orthopédiques ont montré une efficacité sur le SAOS pédiatrique : les orthèses de propulsion mandibulaire (activateurs, bielles de Herbst…) et la disjonction maxillaire rapide. Les résultats des principales études cliniques et les possibles mécanismes impliqués sont discutés pour chaque type de traitement.

Qu’est-ce que l’apnée du sommeil ?

On définit le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (référence HAS) par la survenue d’épisodes anormalement fréquents d’obstruction des voies aériennes supérieures, à l’origine d’une somnolence excessive durant la journée. Il toucherait en France de 1 à 5 % (2) de la population adulte, avec des retentissements sur la vigilance et la morbidité cardiovasculaire…

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