Matériel et méthode
L’objectif est de présenter le cas d’une patiente en cours de croissance, traitée pour un syndrome de Brodie à l’aide de mini-implants.
Résultats
Diagnostic
Une jeune patiente de 14 ans présente un profil convexe, une biprochéilie, une incompétence labiale, signe de la lippe, et une dysfonction linguo-orbiculo-massétérine majeure. En effet, une modification de la posture ou du volume de la langue peut entraîner des variations de la forme des arcades dentaires. La posture verticale de la langue définit des formes cliniques de syndrome de Brodie (fig. 1).
Les photographies endobuccales révèlent une supraclusion incisivo-canine sévère, une classe I molaire et une classe II canine. L’incoordination transversale des arcades est évidente, avec une arcade mandibulaire en lyre (fig. 2).
Une bascule frontale du plan d’occlusion canin est à noter.
L’hygiène est défaillante, ce qui constituera un problème durant tout le traitement.
Les modèles illustrent le syndrome de Brodie unilatéral de tout le secteur 1 en surocclusion avec un contact dento-parodontal canin et un décalage des milieux incisifs (fig. 3).
Cette surocclusion s’accompagne d’une égression de tout le secteur 1.
Ce blocage occlusal imprime une composante rétrusive sur la mandibule aggravant la classe II. Une différence RC/PIM avec une variation de la dimension verticale est commune au syndrome de Brodie, dont on connaît l’effet pathogène qui augmente les risques de dysfonction cranio-mandibulaire.
La téléradiographie de profil met en évidence la classe II par rétrognathie mandibulaire, la position du stomion et l’inocclusion labiale (fig. 4).
La présence des 3esmolaires est à noter (fig. 5).
Objectifs
Le cahier des charges est le suivant…











