Contexte
Une patiente de 52 ans en bonne santé, non fumeuse, a subi une augmentation osseuse et une greffe sinusale avec xénogreffe et membrane de collagène résorbable au niveau du maxillaire droit. Une chirurgie implantaire a été réalisée 9 mois plus tard et, après une période d’ostéointégration de six mois, les vis de cicatrisation ont été placées. Aucune des interventions chirurgicales n’a entraîné de complications. La patiente a conservé ces vis de cicatrisation pendant 6 semaines. Le praticien a ensuite pris une empreinte numérique et a opté pour des piliers personnalisés en titane et une restauration métallo-céramique scellée. Immédiatement après le scellement des restaurations, lors du même rendez-vous, le praticien a observé une suppuration provenant du sillon adjacent à l’implant 16 (fig. 1a).
Il a d’abord été vérifié si un excès de ciment pouvait être à l’origine du problème, ce qui n’était pas le cas. Des irrigations locales avec du digluconate de chlorhexidine à 0,2 % ont été effectuées et la patiente a reçu pour instruction d’appliquer un gel à la chlorhexidine. Les symptômes ont disparu après deux semaines et l’examen CBCT a montré que l’os était sain (fig. 1b à d).
Évolution
Quatre mois après la suppuration initiale, une fistule est apparue à l’apex de l’implant 16 (fig. 2a). Cette fois, l’examen CBCT a révélé une résorption osseuse considérable (fig. 2b à d). Une chirurgie exploratrice a donc été décidée.
Après une anesthésie locale, un lambeau muco-périosté (pleine épaisseur) vestibulaire a été soulevé. Aucun excès de ciment n’a été observé, seulement du tissu de granulation mélangé à des matériaux d’augmentation osseuse qui ont dû être retirés.
Le site a été traité avec du digluconate de chlorhexidine à 2 % et de l’acide citrique…







