Si l’IA envahit discrètement notre quotidien et que nous, êtres humains, lui faisons de plus en plus confiance, dans la pratique dentaire, nous semblons exprimer plus souvent une certaine méfiance à son égard [1]. Cette méfiance est tout à fait compréhensible, car nos tâches diagnostiques et nos traitements quotidiens exigent un haut degré de précision. En tant que cliniciens, nous ne voulons pas compromettre la qualité des soins prodigués en utilisant l’IA. Cependant, cette dernière peut également être développée sur la base d’un apprentissage supervisé de haut niveau, grâce à une interaction quasi continue et parfaite entre des ingénieurs en IA hautement qualifiés et des dentistes spécialisés. Cette interaction et ces retours d’information sont indispensables pour fournir des renseignements pertinents, non seulement pour le développement de l’IA, mais également pour toute formation complémentaire, validation et résultat clinique [1]. L’IA peut ainsi devenir l’assistant parfait, capable de travailler beaucoup plus rapidement et de manière plus cohérente que le praticien, sans sacrifier la précision [2, 3] (fig. 1). Cependant, l’IA doit être surveillée tout au long de son cycle de vie et apprendre de ses erreurs en étant continuellement soumise à la supervision d’un expert humain à toutes les phases de développement, de validation et de maintenance, avec un retour d’information sur les résultats incorrects renvoyé directement à l’outil d’IA basé sur le cloud. Ce n’est qu’ainsi que l’IA dentaire pourra devenir l’assistant du futur.
Planification préopératoire des implants
La numérisation a transformé la dentisterie implantaire en permettant la mise en place de flux de travail virtuels complets intégrant les technologies CBCT, de numérisation intra-orale, de numérisation faciale, de conception assistée par ordinateur (CAO) et de fabrication assistée par ordinateur…
