Usures et DVO : 100 % clinique

  • Par
  • Publié le . Paru dans L'Information Dentaire n°6 - 18 février 2026 (page 33-39)
Information dentaire

Responsable de séance : Emmanuel d’Incau

Intervenants : Emmanuel d’Incau, Jean-Christophe Paris, William Pacquet, Romain Ducassé

Dépistage et étiologies des usures dentaires pathologiques

Usure dentaire physiologique versus pathologique

L’usure dentaire correspond à une perte progressive des tissus dentaires liée à l’usage. Longtemps considérée comme un phénomène exclusivement pathologique, elle est aujourd’hui reconnue comme un processus le plus souvent physiologique, cumulatif et étroitement corrélé au vieillissement [1]. L’aspect des lésions est polymorphe et peut concerner toutes les faces dentaires. Elle résulte de mécanismes multifactoriels agissant de façon concomitante, parmi lesquels l’attrition, l’abrasion, l’érosion et, de manière plus controversée, l’abfraction [2] (fig. 1).

L’attrition est une usure mécanique par contact dento-dentaire direct, localisée ou généralisée, souvent associée au bruxisme lié au sommeil, caractérisée par des surfaces planes et des stries parallèles, avec atteinte concomitante et similaire de l’émail et de la dentine.

L’abrasion est liée à l’action de particules exogènes, aujourd’hui principalement iatrogènes (brossage traumatique), caractérisée par des lésions cervicales d’usure. Ces lésions sont physiologiques chez le sujet âgé mais potentiellement pathologiques chez le patient jeune en raison de la symptomatologie douloureuse associée.

L’abfraction, dont la validité physiopathologique reste débattue, correspondrait à des lésions cervicales profondes liées à des contraintes de flexion, souvent associées à l’abrasion et à un environnement acide. Cliniquement, elles sont caractérisées par des surfaces en « coups de hache ».

L’érosion, distincte de l’usure mécanique, résulte d’attaques chimiques des tissus minéralisés, favorisées par les acides alimentaires, le reflux…

Cet article est réservé aux abonnés.
Pour lire la suite :

Vous êtes abonné.e ? Connectez-vous
Mot de passe
oublié ?

Vous pouvez également :

Acheter l'article En version numérique
Acheter le numéro À l'unité

Thèmes abordés

Sur le même sujet

Prothèse fixée

Article réservé à nos abonnés Les couronnes périphériques : vertiprep versus préparations horizontales

Responsable de séance : Adrien Lavenant Intervenants : Olivier Etienne, Dorian Bonnafous De quoi parle-t-on ? Préparations horizontales Les préparations horizontales reposent...
Prothèse fixée

Article réservé à nos abonnés La couronne périphérique : monolithique ou stratifiée ?

Responsable de séance : Olivier Leroux Intervenant : Philippe Boitelle   Matériaux Les alliages métalliques historiquement utilisés sont aujourd’hui dépassés en raison...
Prothèse fixée

Article réservé à nos abonnés Chirurgie parodontale et traitements prothétiques dans le secteur esthétique : l’importance du projet prothétique comme guide thérapeutique

L’architecture gingivale joue un rôle prépondérant dans le succès des traitements en prothèse fixée, biologiquement bien sûr, mais également au...
Prothèse fixée

Article réservé à nos abonnés Le flux numérique dans les traitements en prothèse fixée

Être Architecte avant d’être Artisan. Toute réhabilitation prothétique s’organise autour d’une analyse initiale et d’une réflexion globale. Afin de répondre...
Prothèse fixée

Article réservé à nos abonnés Les modes d’assemblage en prothèse fixée

Le protocole d’assemblage d’une restauration indirecte constitue une étape fondamentale dans le succès et la pérennité d’un plan de traitement...