La dentisterie contemporaine s’inscrit dans une évolution des concepts thérapeutiques, centrée sur la préservation tissulaire et le maintien à très long terme des dents naturelles du patient sur l’arcade [1].
La dentisterie adhésive est toujours préférée en première intention pour son caractère minimalement invasif rendant possible les réinterventions futures.
Toutefois, les couronnes périphériques ont encore leur place dans notre activité lorsque l’approche adhésive n’est plus/pas envisageable. Cet article tentera de répondre à la question : « Une prothèse corono-périphérique peut-elle se fairea minima? »
Il mettra en évidence les intérêts des préparations verticales et notamment des Vertipreps pour deux raisons :
– la préservation maximale des structures naturelles de la dent lors de la préparation ;
– la capacité de conservation des dents compromises (caries profondes, fractures et/ou atteintes parodontales).
Pourquoi intervenir a minima ?
Une étude conduite en 2016 a montré que la possibilité de « conserver ses dents » constitue, le critère le plus important, pour le patient, dans le choix d’un plan de traitement [2]. Cette notion de pérennité des dents du patient au long terme sur l’arcade est au centre du « gradient thérapeutique » décrit par Tirlet et Attal : à résultat clinique équivalent, l’approche la moins mutilante doit être privilégiée. L’éclaircissement est préféré au composite, le composite à la facette, la facette à la couronne, et la couronne à l’implant…
L’objectif n’est plus de réaliser la restauration la plus solide, celle qui durera le plus longtemps possible mais d’intervenira minimacar l’économie tissulaire qui en résulte est vertueuse. Elle contribue au maintien des dents du patient, au très long terme sur l’arcade, en ce sens, qu’elle permet :
– de conserver un maximum de tissus pour autoriser les réinterventions futures ;
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