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ZIRCONE(S) Partie 1 – À la rencontre de céramiques pas comme les autre

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Dernière née des céramiques dentaires destinées à faire du tout céramique et super championne de la résistance mécanique, la zircone, ou plutôt devrait-on dire les zircones, sont apparues sur le marché de la prothèse dentaire au début des années 2000, dix ans après l’alumine et vingt ans après les premières vitro-céramiques renforcées (système Empress, Ivoclar Vivadent) et les céramiques infiltrées (système In-Ceram, Vita).

Des prothèses émaillées aux restaurations monolithiques en zircone haute translucidité, que penser des différents matériaux commercialisés depuis déjà plus de quinze ans ? Que penser de cette céramique que les fabricants ont baptisé « le métal blanc » – car la zircone pourrait, selon eux, satisfaire la majorité des indications, de l’inlay au bridge de 14 éléments – ? Qu’en dit la littérature ? Quels sont les avantages, mais aussi les limites, des matériaux zircone ? Telles sont les questions qui seront abordées au travers de deux articles consacrés à des céramiques pas comme les autres…

Avant de dresser le portrait critique des matériaux zircone, on peut se demander au préalable à quoi devrait ressembler le biomatériau prothétique idéal. Bien entendu, ses propriétés essentielles sont variables d’une indication à l’autre : prothèse dentaire ou implantaire, prothèse unitaire ou prothèse plurale, prothèse antérieure ou prothèse postérieure, restauration partielle ou restauration périphérique. Cependant, d’une manière générale, on peut lui reconnaître les qualités suivantes :
– la biocompatibilité, qualité particulièrement importante en prothèse implantaire ;
– le biomimétisme, que ce soit d’un point de vue mécanique ou optique ; le biomatériau idéal devrait avoir des propriétés proches de celles des tissus dentaires, avec quelques exceptions cependant : par exemple, en cas de prothèse plurale, le matériau doit être plus rigide que les tissus dentaires et, en cas de coloration de ces tissus, il convient d’utiliser un matériau plus opaque ;
– la possibilité, pour les prothèses dentaires, d’être utilisé en très fine épaisseur et d’être collé aux tissus dentaires afin de promouvoir des traitements minimalement invasifs ;
– la longévité, sur le plan de la résistance mécanique, du comportement à l’usure comme du vieillissement chimique ;
– la facilité d’ajustement en bouche, notamment au niveau de l’occlusion ;
– la facilité de réparation en cas d’échec ;
– la facilité de fabrication ;
– le faible coût.
Malheureusement, le biomatériau idéal n’existe pas et il n’y a pas non plus de biomatériau universel qui puisse satisfaire toutes les indications. Le praticien doit donc faire un choix en fonction de la situation clinique ; un compromis opéré à la lumière de la connaissance des propriétés spécifiques de chaque…

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