L’Orthodontiste – Vol 8 n°2 Mars – Avril 2019

40,00

UGS : REV20819N2 Catégorie : Étiquette :

Description

ÉDITORIAL
La croisée des chemins par Nicolas Goossens

Actualités
par Nicolas Fontenelle

Revue de Presse
par Elvire Le Norcy

Parole d’experts
Le traitement simplifié des canines incluses par microvis enfouies
par Philippe Amat – Interview de Daniel Chillès et Jean-Gabriel Chillès

Cas clinique

Traction de canines maxillaires et mandibulaires incluses avec microvis enfouies/CT8-1
par Daniel Chillès et Jean-Gabriel Chillès

Quand s’abstenir ? Une déontologie du « non » pour et dans le respect du patient
par Franck Benkimoun

NUMÉRIQUE
Point de vue sur la mise en place d’une organisation autour des systèmes d’orthodontie digitale
par Philippe Mariani

Mémoires de D.E.S.
Deux résumés de mémoires
par Laure De Launay et Antoine Lafitte

Pré-congrès
CEO par Emmanuel Frèrejouand
EOS et SFODF par Olivier Sorel et Jean-Baptiste Kerbrat

POST Congrès
Société Bioprogressive Sud-Est, Marseille
par Jennifer Battino et Marie-Paule Abs

3e Grand prix en Orthodontie 2018
Cas cliniques lauréats, catégorie étudiants
L’Orthodontiste et Orthoplus s’associent

 

La croisée des chemins

Le numérique modifie complètement nos comportements quotidiens. L’orthodontie n’échappe pas à cette révolution, qui est source de progrès, d’améliorations et de simplifications.
Cette évolution numérique est une aubaine. En effet, nos pratiques sont tirées vers le haut, notre compétence peut s’exprimer jusqu’à la limite de notre imagination.

Les internes, grâce une formation scientifique universitaire exceptionnelle et de haut niveau dans les services hospitaliers, sont préparés à cette révolution.
Les praticiens installés, au moyen de plateaux techniques qui ont pu évoluer – grâce à un modèle économique performant – et à une formation continue (active dans notre discipline), sont prêts à relever le défi et sont armés pour.

Cependant, cette évolution présente également un grand danger. Certains industriels prétendent rendre l’orthodontie à la portée de tous. Certains vont même jusqu’à inciter les praticiens à pratiquer l’orthodontie parce que c’est une pratique rentable et non plafonnée par la convention.

Nous savons que tout ceci n’est qu’un leurre et que, plutôt que de faire que le progrès numérique soit source d’amélioration des pratiques et de progrès clinique, cette politique marketing entraînera une baisse de qualité dont les premières victimes seront les patients.

Le carcan conventionnel, qui plafonne 75 % des actes de nos confrères omnipraticiens, le chant des sirènes des « fabricants de traitement d’orthodontie » font que notre discipline court un grand danger : celui de la médiocrité.

L’organisation des cabinets est modifiée par le numérique ; la prise de rendez-vous en ligne pour un professionnel de santé devient la norme.

La volonté de l’Europe, reprise par le Conseil d’État, d’afficher les pratiques cliniques des praticiens a conduit le Conseil National de l’Ordre à écrire une « charte ordinale relative à la communication du chirurgien-dentiste » le 13 février 2019. Cette charte ne distingue pas clairement sur les supports numériques, pour un patient, la pratique clinique de l’orthodontie par un spécialiste de la pratique clinique de l’orthodontie par un non spécialiste.

Il faut que le Conseil de l’Ordre nous entende et permette à notre discipline de naviguer vers l’excellence, en permettant aux patients de savoir qui détient une réelle compétence.

L’excellence est notre atout pour que notre discipline garde son exemplarité.

Le numérique est un formidable atout pour évoluer vers le meilleur et emmener nos pratiques à des niveaux inégalés. Les orthodontistes sont prêts.

 

Nicolas Goossens
Spécialiste qualifié en orthopédie dento-faciale
Président de l’Association Syndicale des Spécialistes en Orthodontie