ADF 2025
Ce qu’il faut retenir des conférences dédiées aux assistant(e)s

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  • Publié le . Paru dans Profession Assistant(e) Dentaire n°1 - 15 janvier 2026 (page 14-25)
Information dentaire
Des salles pleines et des échanges riches : nous avons suivi pour vous huit conférences du Congrès de l’ADF 2025, spécialement dédiées aux assistant(e)s dentaires. Prévention des troubles musculo-squelettiques, lutte contre le burn-out, entretien motivationnel pour renforcer l’adhésion aux soins, organisation des stocks, gestion de l’agenda ou dentisterie écoresponsable : autant de sujets concrets du quotidien des cabinets dentaires. Ce compte rendu vous livre des conseils pratiques et des méthodes clés partagées par les experts pour conjuguer qualité, sérénité et efficacité.

Contre les troubles musculo-squelettiques : bougez !

Responsable scientifique : Bernard Fleiter
Intervenants : Christophe Bittolo, Anthony Halimi, Nicolas Fougeront, Bernard Fleiter

Carole est assistante dentaire et elle tente de suivre à la lettre les recommandations ergonomiques qu’on lui a apprises : posture corrigée, patient bien installé, lumière parfaitement orientée, bonne prise en main de l’aspi, etc. Pourtant, comme beaucoup de ses consœurs, elle ressent de plus en plus souvent des douleurs aux cervicales. Car malgré ses efforts, elle finit toujours par adopter une « mauvaise » posture.

Ce cas d’école illustre un problème majeur : les troubles musculo-squelettiques (TMS) touchent massivement les équipes dentaires. « Ils sont la première cause de maladie professionnelle indemnisée en France et en Europe », rappelle Anthony Halimi, kinésithérapeute, lors d’une conférence sur la prévention des TMS. Selon lui, 62 % des professionnels dentaires souffrent de douleurs en travaillant. Ces troubles ne se limitent pas à une gêne passagère : ils peuvent entraîner invalidité ou inaptitude à exercer. Les TMS représentent un quart des motifs d’invalidité ou d’inaptitude à pratiquer la profession. Chez les chirurgiens-dentistes, mais aussi chez les assistant(e)s, les zones les plus touchées sont les mains, les poignets, les épaules et le dos.

Pourquoi ces douleurs persistent-elles malgré les recommandations ergonomiques ? Parce que l’ergonomie, bien qu’indispensable, ne suffit pas. « L’erreur, c’est de penser uniquement à réduire les contraintes sans envisager d’augmenter la capacité du corps à les accepter », explique Anthony Halimi. Autrement dit, il ne s’agit pas seulement d’éviter les mauvaises postures, mais aussi de renforcer le corps pour qu’il supporte mieux les contraintes du métier.

La solution ? Bouger. « Ajouter des exercices réguliers est une approche validée pour prévenir…

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