Soins dentaires

Allemagne, Suède, Pays-Bas : la prévention avant tout

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La Direction de la recherche des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) a publié le 31 janvier un « document de travail » sur l’organisation des soins bucco-dentaires en Allemagne, en Suède et aux Pays-Bas.

Objectif : « décrire les caractéristiques des systèmes de prise en charge des soins bucco-dentaires et leurs effets sur l’organisation et les modèles économiques des cabinets dentaires » pour les comparer au nôtre. Disons-le tout de suite, il est difficile d’en tirer une conclusion générale tant les modèles d’organisation et de financement sont différents et les objectifs de santé publique éloignés. Mais, en ces temps de brainstorming autour des négociations conventionnelles, certains comportements chez nos voisins européens pourraient donner des idées, notamment en termes de prévention.



 
Car ces trois pays, qui ont pourtant une prise en charge des dépenses bucco-dentaires par l’assurance de base (régimes publics obligatoires) très variable (70 % en Allemagne, 39 % en Suède et 26 % aux Pays-Bas), ont pour principale similarité des volumes de soins conservateurs très élevés (75 % en Allemagne, 94 % en Suède et 70 % aux Pays-Bas), conséquences de politiques de prévention incitatives et de promotion de la santé bucco-dentaire pour l’ensemble de la population. « Ces États soutiennent financièrement les soins bucco-dentaires des jeunes générations, indique le document. Ceci se matérialise par une prise en charge à 100 % des soins bucco-dentaires des moins de 20 ans au global et une éducation à l’hygiène bucco-dentaire dès le plus jeune âge au sein des cabinets dentaires et des écoles. » Pour inciter au suivi régulier, les praticiens de ces trois pays utilisent des systèmes de prise de rendez-vous systématique et de rappels de rendez-vous, et les patients font l’objet d’incitation financière.
 
Côté organisation, pour se consacrer aux soins complexes, plus rémunérateurs, les praticiens libéraux délèguent la réalisation des soins de base à des assistant(e)s dentaires spécialisé(e)s ou des hygiénistes qualifiés et, en vue de rationaliser les coûts, ont recours à des dentistes salariés et tendent à regrouper les cabinets. La stratégie de santé de ces pays « est clairement axée sur la prévention et la prise en charge des enfants. Ces pays présentent des taux de recours annuels aux soins élevés (71,3 % en Allemagne, 72,7 % en Suède et 80 % au Pays-Bas contre… 41 % en France, N.D.L.R.) et une bonne santé bucco-dentaire de la population, en particulier chez les enfants en dépit de niveaux de dépenses publiques, de montants et de modalités de remboursement très différents ».
 
http://drees.solidarites-sante.gouv.fr/etudes-et-statistiques

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